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Bulletin des médecins suisses 44/2014 - Schweizerische Ärztezeitung

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Bulletin des médecins suisses
Bollet tino dei medici svizzeri
44
29. 10. 2014
Schweizerische Är z tezeitung
Editorial
16 37
A l’ère des médias sociaux, faut-il adapter le Code
de déontologie de la FMH?
Société Suisse de Pédiatrie / akj
16 4 0
La prise en charge globale des enfants en surpoids
d’après le nouveau modèle suisse
Tribune
16 58
Eine vergleichende Analyse der Basisfallwerte
in der Schweiz und in Deutschland
Rencontre avec Jean- Charles Es toppey
1669
«Il ne faut pas s’oublier soi-même»
«Et encore…» par Eberhard Wolf f
Des pommades – ou la valeur intrinsèque de
la forme galénique d’un médicament
Organe officiel de la FMH et de FMH Services www.bullmed.ch
Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch
Bollettino ufficiale della FMH e del FMH Services
1674
SOMMAIRE
FMH
Tribune
Editorial
1637 A l’ère des médias sociaux, faut-il adapter
le Code de déontologie de la FMH?
Urs Stoffel
SwissDRG
1658 Eine vergleichende Analyse der Basisfallwerte in der Schweiz und in Deutschland
Robert Kopf, Agnes Genewein, Lukas Erb,
Conrad E. Müller
Comité central
1639 Nouvelles du Comité central
En Allemagne, il existe des valeurs de base spécifiques
pour chaque Etat fédéré. Or en Suisse, ces valeurs ne
sont pas uniformes. En comparant les valeurs de base
Organisations du corps médical
de ces deux pays, les auteurs montrent les nombreuses
différences qui doivent être prises en compte. Ils en
concluent que les valeurs de base sont plus proches
SSP/akj
1640 La prise en charge globale des enfants
en surpoids d’après le nouveau modèle
suisse
Dagmar l’Allemand, Nathalie FarpourLambert, Bettina Isenschmid, Josef Laimbacher
Aleutie/Dreamstime.com
qu’on pourrait le croire au premier abord.
eHealth
1663 Der klassische Austrittsbericht ist
nicht e-Health-tauglich
Heinz Bhend
Le titre fait état du problème, mais que faire? L’auteur est
favorable à une révolution qui vise à remplacer les rapports
de sortie par des «informations modulaires de sortie».
Idéalement, toutes les informations qui resteraient inchangées après la sortie du patient de l’hôpital devraient
être mises à disposition immédiatement.
Le médecin de famille ou le pédiatre est souvent le premier
interlocuteur des enfants en surpoids et de leur famille.
Une nouvelle ordonnance sur les prestations prévoit
qu’après une courte formation continue, ces médecins
pourront prendre en charge les enfants concernés de
manière globale et facturer leurs prestations à la charge
de l’assurance-maladie.
Point de vue
1665 Spiritualität in der Cura sui,
im interdisziplinären Team und
in der Arzt-Patienten-Beziehung
Helen Hochreutener
Une réflexion sur la spiritualité en tant que ressource
pour l’équipe soignante, dans la relation médecin-patient
et dans la recherche et l’enseignement médical.
1668 Spectrum
Courrier / Communications
Horizons
1642 Courrier au BMS
Rencontre avec…
1669 «Il ne faut pas s’oublier soi-même»
Daniel Lüthi
1643 Examens de spécialiste /
Communications
Une rencontre plutôt inhabituelle qui n’a pas lieu dans
le cabinet du médecin mais dans sa cave à vin. C’est là
FMH Services
1644 Seminare / Séminaires 2014
1648 Zahlungseingang pünktlich
1649 Krankenkassen-Rahmenverträge für Ärzte
1650 Emplois et cabinets médicaux
que Daniel Lüthi s’est entretenu avec Jean-Charles
Estoppey, médecin à 60 % et vigneron à 40 % à Lavaux.
Une question intéressante a notamment porté sur l’alcoolisme en tant que maladie de civilisation.
SOMMAIRE
Horizons
Et encore…
1674 Des pommades – ou la valeur intrinsèque
de la forme galénique d’un médicament
Eberhard Wolff
On peut dire d’une
pommade qu’elle est
un baume pour l’âme,
ce qui n’est pas le cas
d’une pilule. Chaque
forme d’administration
d’un médicament a
son propre caractère,
sa propre consistance,
sa propre symbolique
Notes de lecture
1673 Herbsttalente
Erhard Taverna
et sa propre valeur.
L’auteur recommande deux ouvrages écrits par des médecins afin d’agrémenter les longues soirées d’automne.
Strasmann
IMPRESSUM
Rédaction
Dr et lic. phil. Bruno Kesseli
(Rédacteur en chef)
Dr Werner Bauer
Prof. Dr Samia Hurst
Dr Jean Martin
lic. oec. Anna Sax, MHA
Dr Jürg Schlup (FMH)
Prof. Dr Hans Stalder
Dr Erhard Taverna
lic. phil. Jacqueline Wettstein (FMH)
Rédaction Ethique
Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.
Prof. Dr Lazare Benaroyo
Dr Rouven Porz
Rédaction Histoire médicale
Prof. Dr et lic. phil. Iris Ritzmann
Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff, p.-d.
Rédaction Economie
lic. oec. Anna Sax, MHA
Rédaction Droit
Me Hanspeter Kuhn (FMH)
Managing Editor
Annette Eichholtz M.A.
Délégués des sociétés de discipline
médicale
Allergologie et immunologie clinique:
Pr A. Bircher
Anesthésiologie: Pr T. Erb
Angiologie: Pr B. Amann-Vesti
Cardiologie: Pr C. Seiler
Chirurgie: Pr Dr L. Bühler
Chirurgie cardiaque et vasculaire
thoracique: Pr T. Carrel
Chirurgie de la main: PD Dr L. Nagy
Chirurgie maxillo-faciale: Pr H.-F. Zeilhofer
Chirurgie orthopédique:
PD Dr M. Zumstein
Chirurgie pédiatrique: Dr M. Bittel
Secrétariat de rédaction
Elisa Jaun
Adresse de la rédaction
EMH Editions médicales suisses SA
Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz
Case postale, 4010 Bâle
Tél. 061 467 85 55, fax 061 467 85 56
Courriel: redaction.bms@emh.ch
Internet: www.bullmed.ch
Editeur
FMH Fédération des médecins suisses
Elfenstrasse 18, Case postale 300,
3000 Berne 15
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Courriel: info@fmh.ch
Internet: www.fmh.ch
Production
Schwabe SA, Muttenz
Annonces
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Dr Karin Würz
Cheffe placement des annonces
Tél. 061 467 85 49, fax 061 467 85 56
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«Offres et demandes d’emploi/
Immeubles/Divers»
Matteo Domeniconi, personne de contact
Tél. 061 467 85 55, fax 061 467 85 56
Courriel: stellenmarkt@emh.ch
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FMH Consulting Services
Office de placement
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Tél. 041 925 00 77, fax 041 921 05 86
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Marketing EMH
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marketing et communication
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Dreamstime.com
Chirurgie plastique, reconstructive
et esthétique: PD Dr T. Fischer
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Endocrinologie/diabétologie: Pr G. A. Spinas
Gastro-entérologie: PD Dr C. Mottet
Génétique médicale: Dr D. Niedrist
Gériatrie: Dr M. Conzelmann
Gynécologie et obstétrique:
Pr W. Holzgreve
Hématologie: Dr M. Zoppi
Infectiologie: Pr W. Zimmerli
Médecine du travail: Dr C. Pletscher
Médecine générale: Dr B. Kissling
Médecine intensive: Dr C. Jenni
Médecine interne: Dr W. Bauer
Médecine légale: Pr T. Krompecher
Médecine nucléaire: Pr J. Müller
Médecine pharmaceutique: Dr P. Kleist
Médecine physique et réadaptation:
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Neurologie: Pr H. Mattle
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reproduction d’article, y inclus électroniquement et la traduction, en totalité ou
par extrait, est soumise à l’autorisation
écrite des éditions.
Paraît le mercredi
ISSN 1661-5948
ISSN 1424-4012 (édition électronique)
Oto-rhino-laryngologie et chirurgie
cervico-faciale: Pr J.-P. Guyot
Pathologie: Pr G. Cathomas
Pédiatrie: Dr R. Tabin
Pharmacologie et toxicologie clinique:
Dr M. Kondo-Oestreicher
Pneumologie: Pr T. Geiser
Prévention et santé publique: Dr C. Junker
Psychiatrie et psychothérapie: Dr G. Ebner
Psychiatrie et psychothérapie d’enfants
et d’adolescents: Dr R. Hotz
Radiologie: Pr B. Marincek
Radio-oncologie: PD Dr Damien Weber
Rhumatologie: Pr M. Seitz
FMH
Editorial
A l’ère des médias sociaux, faut-il adapter
le Code de déontologie de la FMH?
Dernièrement, plusieurs événements sont venus alimenter
le débat – y compris dans les
médias – concernant le comportement des médecins sur
Internet et dans les médias
sociaux. A la suite d’interventions préjudiciables, qui ont
porté atteinte à la dignité et
à l’intégrité de patients, différents acteurs ont exigé une
adaptation des règles de déontologie médicale aux nouveaux outils de communication.
La FMH estime cependant qu’il n’y a pas lieu de modifier
le Code de déontologie. Selon elle, les mêmes règles de comportement doivent continuer à s’appliquer aux médecins dans
le contexte d’Internet et des médias sociaux. Les avancées
C’est la raison pour laquelle le groupe de travail «eHealth»
de la FMH recommande d’adapter au contexte suisse les recommandations des sociétés médicales australiennes et néozélandaises concernant l’utilisation des médias sociaux («Social
Media and the Medical Profession. A guide to online professionalism for medical practitioners and medical students»).
Le groupe de travail a notamment insisté sur l’importance
d’exemples pratiques, qui aident les médecins à interpréter les
règles à la lumière des nouveaux outils technologiques et à
prendre conscience des risques de certains comportements,
comme par exemple devenir l’«ami» d’un patient sur Facebook.
En 2012, la Bundesärztekammer allemande a également
publié ses recommandations dont voici un extrait: «Les présentes recommandations ont pour but de sensibiliser les médecins et les étudiants en médecine aux enjeux liés à l’usage croissant des médias sociaux, et ainsi à préserver la confiance et la
réputation dont jouit le corps médical en conservant de hautes
Au lieu de modifier le Code de déontologie, il s’agit plutôt de formuler
des recommandations visant le respect des règles déontologiques dans le cadre
des médias sociaux.
technologiques comme le téléphone ou le fax n’ont nécessité
jusqu’ici aucune adaptation des codes déontologiques. Il s’agit
plutôt, et c’est là toute la difficulté, d’interpréter correctement
ces règles pour les appliquer aux enjeux des nouvelles technologies, comme l’ont montré plusieurs publications consacrées
au «Professionalism in the Digital Age».
Les recommandations des sociétés médicales étrangères doivent être adaptées au contexte suisse.
Les médias sociaux sont une réalité et prendront une place
toujours plus importante dans le futur. S’ils apportent également des changements positifs, comme la promotion de la
prévention et l’information sur les maladies et les comportements en matière de santé qui permettent de renforcer l’autonomie des patients («patient empowerment»), il est d’autant
plus important de soutenir les médecins dans le cadre de la
mise en œuvre des règles déontologiques dans le monde numérique et en particulier dans le cadre des médias sociaux.
normes professionnelles et éthiques. Par ailleurs, elles ont pour
but d’établir un cadre pour la protection des intérêts respectifs
des médecins, étudiants en médecine et patients lors de l’utilisation des médias sociaux» [1].
Lors de sa séance du mois d’août 2014, le Comité central
a chargé le département eHealth d’adapter les recommandations australiennes, néo-zélandaises et allemandes au contexte
suisse. D’ici à ce que la FMH publie ses propres recommandations, le site Internet de la FMH renvoie aux recommandations
étrangères.
S’il n’y a pas lieu d’adapter le Code de déontologie de la
FMH, nous retiendrons que les recommandations revêtent un
rôle primordial pour aider les médecins à respecter les règles
déontologiques concernant l’utilisation des médias numériques et tout particulièrement des médias sociaux.
Dr Urs Stoffel, responsable du département eHealth –
infrastructure de sécurité et collecte des données
1 Recommandations de la Bundesärztekammer pour les
médecins et étudiants en médecine concernant l’utilisation
des médias sociaux (traduction FMH).
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1637
FMH
Comité central
Séance du 28 août 2014
Nouvelles du Comité central
Choosing Wisely – Les guides de pratique et les listes
«Choosing Wisely» contribuent pour une part importante à la sécurité des patients tout en soutenant les activités médicales au quotidien. En collaboration avec
l’ASSM, l’ASQM a élaboré une brochure intitulée «Guidelines and Choosing wisely: to do’s and not to do’s»
qu’elle mettra cet automne à la disposition des sociétés
de discipline médicale, des réseaux de médecins et des
hôpitaux. Un atelier d’approfondissement de la thématique sera organisé au préalable.
Enquête «Recherche sur la démographie médicale et
les soins 2014» – Différentes organisations médicales
publient des données sur le corps médical qui donnent
lieu à différentes interprétations. Or, pour pouvoir réagir rapidement en politique professionnelle, il est important de savoir quelle organisation a recensé quel
type de données. Le Comité central a donc donné son
feu vert à la réalisation d’une enquête auprès des organisations médicales sur les données recueillies.
Compendium des médicaments – Les membres de la
FMH ont demandé à plusieurs reprises qu’au moins une
version abrégée du Compendium des médicaments soit
disponible sur papier. Une première proposition élaborée par les éditions Schwabe et la société Documed prévoit la publication de deux volumes au format de poche
imprimés sur papier bible. Le premier volume répertorie
les médicaments par indication et le second comprend
la liste des médicaments qui correspond à l’ancien bréviaire des médicaments. Le CC a décidé de soutenir l’édition d’une version papier uniquement si son financement est assuré par des tiers.
Recommandations concernant les médias sociaux –
Le groupe de travail eHealth de la FMH propose d’adapter aux spécificités suisses les recommandations des
sociétés de médecine d’Australie et de Nouvelle-Zélande
concernant l’utilisation des médias sociaux par les médecins. Celles-ci sont des exemples particulièrement
utiles au vu de la difficulté à interpréter correctement
les règles du Code de déontologie dans le contexte des
nouvelles technologies. Jusqu’à la publication de recommandations helvétiques, le site de la FMH renverra
à celles des sociétés médicales étrangères.
Loi sur les professions de la psychologie – Le 8 juillet,
l’OFSP a présenté aux acteurs concernés par l’ordonnance relative à la loi sur les professions de la psychologie ses différentes idées concernant le passage du modèle de délégation à un modèle de prescription. La
FMH rejette ces propositions et privilégie un modèle de
formation continue transparent à l’égard des autorités
de surveillance et des assureurs. Par ailleurs, sont exigés
des mesures visant à garantir la qualité, un échange
d’informations au cas par cas entre le médecin référent
et le psychothérapeute, et l’octroi aux psychothérapeutes de la compétence de définir le diagnostic, la durée et le type de traitement.
Enquête sur les modèles d’entreprise – Dans le cadre
d’un travail de bachelor de la Haute Ecole spécialisée
bernoise, une enquête a été menée sur les modèles
d’entreprise dans le marché médical suisse. La Suisse
alémanique et la Suisse romande se différencient clairement notamment sur le plan des bases légales pour les
modèles modernes comme la société anonyme et les
centres de santé. Dans le contexte du passage croissant
de cabinets individuels à des cabinets de groupe, ces
derniers pourraient contribuer à réduire le besoin en
médecins par habitant grâce à l’intégration facilitée
d’autres professions de la santé. Ces réflexions seront
poursuivies par le groupe de travail «Modèles de cabinet».
Régulation des admissions – La grande majorité du
corps médical rejette le projet du Conseil fédéral visant
à introduire une régulation des admissions illimitée
dans le temps. Dans le cas où celle-ci était introduite
malgré le rejet du corps médical, la FMH demande,
dans sa prise de position, l’instauration de critères de
qualité au plan national. Les médecins qui ont exercé
au moins trois ans dans un établissement de formation
postgraduée reconnu doivent pouvoir obtenir une admission, à condition d’avoir passé avec succès un examen de langue standardisé dans une langue nationale.
Par ailleurs, la FMH rejette la possibilité de baisser les
tarifs. Le CC approuve à l’unanimité le projet de prise
de position à l’intention de l’AD.
Egalité de traitement en matière de publicité – Le
Code de déontologie ne permet pas de contrôler l’augmentation de la publicité faite par les hôpitaux, étant
donné que ce contrôle relève exclusivement des cantons. C’est pourquoi le groupe de travail, mis sur pied
par l’Assemblée des délégués, propose de se concentrer
sur l’égalité de traitement régionale des médecins et des
autres acteurs comme les hôpitaux et les assureurs en
matière de publicité, en inscrivant ce principe dans le
Code de déontologie de la FMH (nouvel article 22bis).
Le CC décide de proposer à la Chambre médicale de
compléter le Code de déontologie en ce sens.
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1639
SSP/akj
O R G A N I S AT I O N S D U C O R P S M E D I C A L
La prise en charge globale des enfants en
surpoids d’après le nouveau modèle suisse
Dagmar l’Allemand a,
Nathalie Farpour-Lambert b,
Bettina Isenschmid c,
Josef Laimbacher a
a Hôpital des Enfants de l’Est de
la Suisse, Saint-Gall
b Département de médecine
communautaire, de premier
recours et des urgences,
Hôpitaux Universitaires de
Genève
c Association Suisse Obésité de
l’Enfant et de l’Adolescent (akj)
Traduction: Rudolf Schlaepfer,
La Chaux-de-Fonds,
D. l’Allemand, N.J. FarpourLambert
* Les références se trouvent sous
www.bullmed.ch → Numéro
actuel ou → Archives → 2014
→ 44.
Correspondance:
Prof. Dr Dagmar l’Allemand
Pädiatrische Endokrinologie/
Diabetologie
Ostschweizer Kinderspital
Claudiusstrasse 6
CH-9006 St. Gallen
Tél. 071 243 14 67
Fax 071 243 73 90
D’après les nouveaux résultats de l’EPF Zurich, le
nombre d’enfants en surpoids et avec obésité n’a
pas diminué. Il y a même des indices que l’activité
physique et la masse musculaire métaboliquement
active continuent de baisser chez les enfants en âge
scolaire – et certainement pas seulement chez eux! Ce
fait contribue à l’exacerbation des comorbidités. Ainsi
les recommandations pour l’activité physique récemment publiées sous www.hepa.ch/internet/hepa/fr/
home/dokumentation/grundlagendokumente.html
gagnent une importance majeure.
Bien qu’une tendance à la stabilisation du surpoids
dans la population générale soit observée en Suisse,
les groupes à haut risque restent difficiles à cibler, en
particulier les enfants:
– qui ont des parents en surpoids,
– issus de l’immigration,
– de familles ayant un bas niveau socio-économique,
– qui ont des parents fumeurs,
– avec des problèmes psychiques, notamment le
trouble du déficit de l’attention/hyperactivité
(TDAH)[1]*.
Sans traitement le surpoids constaté à l’âge de 2–6 ans
persiste jusqu’à l’âge adulte [1]. Le médecin de famille
(pédiatre, médecin généraliste-interniste) est en général la première personne qui prend en charge les enfants en surpoids et leurs familles. Cependant, celuici ne dispose souvent ni le temps ni les compétences
nécessaires pour aborder les problèmes médicaux et
psychosociaux complexes associés à l’obésité.
La nouvelle Ordonnance fédérale sur les prestations [2] permet enfin une prise en charge globale de
l’obésité infantile, y compris les conseils diététiques.
Les frais de thérapie multi-professionnelle structurée
sont maintenant remboursés par les caisses-maladie
en Suisse, tant pour les traitements multidisciplinaires
structurés en individuel (MSIT) qu’en groupe (MGP),
ceci avant qu’une comorbidité ne se manifeste. Des
études nationales [3] et internationales [4] ont en effet
mis en évidence que le traitement de l’obésité infantile est efficace et économique s’il respecte les principes suivants:
– Les critères pour le traitement d’obésité sont définis: tour de taille ou indice de masse corporelle
(IMC) >97e percentile (p.) ou >p.90 et avec la présence d’une comorbidité, ou rapport tour de
taille/taille >0.5) [5].
– Les parents participent à la thérapie de l’enfant;
au besoin ils bénéficient d’une prise en charge
Résumé
A partir du 1. 1. 2014, chaque pédiatre et généraliste
ainsi que médecin scolaire peut prendre en charge
globale les enfants obèses au-dessous d’un IMC
de 30 kg/m2: à côté des consultations médicales,
des consultations diététiciennes et de physiothérapie peuvent être prescrites, avant qu’une comorbidité ne se manifeste. Si aucun des buts de thérapie
n’est atteint après 6 mois et l’enfant et la famille
sont motivés, un traitement en coopération multidisciplinaire d’un an au maximum est conseillé dans
un cadre individuel ou en groupe, sous la conduite
d’un médecin spécialisé pour l’obésité infantile.
L’accréditation nécessaire est obtenue par une
formation continue de 1 jour. Le suivi médical se
poursuit pendant 2 à 5 ans.
–
–
–
–
personnelle afin d’aborder leur surpoids.
Les patients sont motivés et les freins de la thérapie ont été identifiés et surmontés → (entretien
motivationnel [6, 7])
Le médecin collabore avec une équipe de thérapeutes des domaines de la psychologie, la diététique, et la physiothérapie ou de l’éducation physique adaptée.
Ces professionnels ont suivi une formation continue spécifique pour le traitement d’enfants ou
d’adolescents en surpoids [6].
Les maladies psychiques et somatiques sousjacentes et les comorbidités ont été diagnostiquées et sont traitées de manière adéquate [8].
Nous proposons la manière de procéder suivante
(fig. 1), les contenus ayant été décrits précédemment
[2, 3, 9]:
Prévention: Pour les enfants en surpoids (IMC
>p.90 et <p.97) sans comorbidité, il existe des programmes d’actions cantonaux (par ex. www.promo
tionsante.ch), des camps [10] ou d’autres activités
(www.akj-ch.ch/kinder-jugendliche/angebote.html).
– Phase I de la thérapie:
Lorsque les critères susmentionnés sont remplis,
le médecin peut facturer ses propres consulta-
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1640
O R G A N I S AT I O N S D U C O R P S M E D I C A L
SSP/akj
–
–
Figure 1
Modèle par étapes pour le traitement des enfants et adolescents avec surpoids en Suisse.
Texte en rouge et (+): conditions; cadre vert: formes de traitement possibles depuis
janvier 2014; ≈: environ, valeur approximative; MGP: programmes de thérapie multi-professionnelle structurée de groupe; MSIT: programme de traitement multi-professionnel
structuré individuel (cf. texte).
–
tions ou prescrire une thérapie multidisciplinaire
individuelle pendant 6 mois, avec au maximum
6 séances de diététique et 2 séances de physiothérapie dans le but d’évaluer les capacités physiques et de dépister les problèmes ostéo-articulaires associés et donner des conseils pour l’activité physique à effectuer en activité autogérée ou
dans un club de sport .
Phase II:
Si après 6 mois de traitement, l’IMC ou les autres
paramètres, ou les comorbidités psychiques/
somatiques augmentent, le patient peut être
adressé à un programme de thérapie multidisciplinaire en groupe (MGP) ou à un médecin formé
en obésité pédiatrique et accrédité, qui à son tour
peut prescrire pendant 3 à 6 mois la 2e phase de
la thérapie individuelle (MSIT), en collaboration
avec des physiothérapeutes, diététiciens-nes et
des psychologues/psychiatres spécialisés. Si l’IMC
est >99.5e percentile, le patient peut immédiatement commencer la phase II.
Phase III:
Dans une 3e étape, un renouvellement est possible
en cas d’échec de la phase II.
Phase IV:
Le suivi médical se poursuit pendant 2 à 5 ans
afin de prévenir une rechute, complété éventuellement par des mesures de prévention.
Il est important de surveiller les enfants dont il n’est
pas possible de prendre en charge le surpoids, afin de
garantir un dépistage et un traitement médicamenteux
précoce des complications telle que l’hypertension, la
dyslipidémie, la stéatohépatite non-alcoolique et le
(pré-)diabète! Des comorbidités nécessitant un traitement sont présentes chez 12 à 25% des enfants
en surpoids, mais passent souvent inaperçues. En
conséquence, moins de 1% des enfants sont adéquatement suivis et traités.
La Société Suisse de Pédiatrie (SSP) et l’Association
Suisse Obésité de l’Enfant et de l’Adolescent (akj) sont
responsables de la certification des MGP et de l’accréditation des médecins pour la thérapie individuelle
multidisciplinaire. Tous les professionnels pratiquant
déjà la thérapie multi-professionnelle de groupe sont
systématiquement accrédités pour la thérapie individuelle [11]. Une formation continue d’une journée
sur le traitement de l’obésité infantile est obligatoire
pour pouvoir prescrire les étapes II-III du traitement
individuel. Celle-ci est aussi vivement conseillée aux
thérapeutes qui travaillent en réseau avec les médecins prescripteurs. La formation est mise en place par
l’association spécialisée (l’akj, www.akj-ch.ch) ou par
des institutions reconnues par l’akj et la SGP (par ex.
programme de formation Contrepoids aux Hôpitaux
Universitaires de Genève, http://contrepoids.hugge.ch, ou à l’Hôpital du Valais). La procédure de la certification sera publiée prochainement sur les sites
Internet de la SSP et de l’akj. La liste des centres certifiés pour la thérapie de groupe et des médecins accrédités pour la thérapie individuelle sera mise à jour régulièrement par la SSP et l’akj. Sont également prévues des formations continues pour la prévention du
surpoids et des troubles alimentaires au cabinet médical à l’intention des assistantes médicales.
Il existe depuis le 1. 1. 2014 l’obligation de prise en
charge par les assurances-maladie des frais de traitement des programmes multidisciplinaires de groupe,
mais l’ancien contrat tarifaire est arrivé à échéance. Il
est conseillé de vérifier si l’ancien tarif de 4200 francs
par enfant reste en vigueur, avant de commencer une
thérapie de groupe. Des négociations sont actuellement en cours avec les différents assureurs pour adapter ce tarif aux coûts réels dans les groupes à 7–8 enfants.
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1641
COURRIER
r edaction.bms@emh.ch
Briefe anau
Courrier
dieBMS
SÄZ
Antwort eines dummen Schweigers
Zum Leserbrief von Dr. Meyer [1]
Sehr geehrter Herr Kollege Meyer,
die offenbar ernstgemeinten Fragen am Schluss
Ihres aufschlussreichen Leserbriefs als Antwort auf «Nature-Deficit Disorder» von Erhard
Taverna [2] lauten: Warum dieses uneinfühlbare Schweigen nicht zuletzt der ganzen Ärzteschaft? Sind wir zu dumm zum Überleben?
Ich will Ihnen als einer der dummen Schweiger
gerne antworten: Anzahl Medizinerköpfe ×
mittlere (intellektuelle) Ansprüche pro solchen
Kopf ist ungleich Ecopop-Initiative.
Gerne will ich hoffen, Sie seien in UitikonWaldegg noch einigermassen verschont von
der Massenzuwanderung und leisteten mit Ihren horrenden Steuerabgaben einen erklecklichen Beitrag an die 10 % unserer Entwicklungsgelder zur Propagierung erfolgreicher Familienplanung in aller Welt. Selbstredend
beanspruchen Sie keinerlei von Einwanderern
in noch so niedrigen Chargen erbrachte
Dienstleistungen. Kraft Ihres ethischen Berufsverständnisses haben Sie in der von Ihnen
praktizierten Spezialität hoffentlich keinen
ernstzunehmenden Beitrag zu lebensverlängernden Massnahmen geleistet, da Ihnen bekannt ist, dass der Mensch als solcher Umweltschädling Nummer 1 ist. Hoch oben über Zürich
fristen Sie zweifellos am Waldrand ein sehr bescheidenes Dasein und haben Musse genug,
Ihre etwas dürftigen Aussagen mit genügend !!!
(!!!) zu versehen.
Wenn schon lassen Sie mir bitte Kollegen Taverna aus dem Spiel, dem ich an dieser Stelle
einmal recht herzlich für seine bereichernden,
hervorragenden Beiträge danken möchte.
Mit eher (un)freundlichen Grüssen
Gleicher Lohn für gleiche Arbeit
In der Öffentlichkeit und im Parlament wird
ja schon länger um diese These gestritten. Ab
1. Oktober 2014 wir nun bewusst ein anderer
Ansatz angewendet.
Unsere praktischen Kollegen erhalten für das
Gespräch mit dem Patienten mehr Taxpunkte
als wir Spezialisten. Damit kann ich leben. Wir
sind ja nur das ausführende Organ, um die
uns zugewiesenen Patienten zu operieren, und
wir müssen nur die Operationen mit ihnen
besprechen!
Schwieriger fällt mir die Tatsache, dass wir im
sogenannt technischen Teil – dieser umfasst
die gesamte Infrastruktur in einem Praxis-Operationssaal – 8,5% weniger erhalten.
Seit 10 Jahren ist der Tarif TARMED in Kraft –
ohne eine Anpassung im technischen Teil.
Anno dazumal wurde immer wieder hochgehalten, dass dies nun ein wirtschaftlich errechneter Tarif sei.
Der grosse Anteil dieser Infrastrukturabgeltung
beinhaltet die Löhne der Angestellten. Sie haben sicher richtig ihre jährliche Lohnerhöhung erhalten.
Es wird mich interessieren, was meine Angestellten meinen, wenn sie Ende Oktober 5%
weniger Lohn als ihre Kolleginnen bei den Allgemeinpraktiker/innen erhalten. Sie werden es
wohl problemlos wegstecken, denn sie haben
ja das Parlament und damit den Bundesrat Berset an der Urne gewählt.
Eine pragmatische Lösung wäre doch die: Eine
Erhöhung der Abgeltung für die ärztliche Leistung bei den allgemein praktischen Ärzten –
diese Arbeit ist sicher nicht einfach. Und dann
eine Absenkung der technischen Leistung wie
bei den Spezialisten, denn diese hat ja scheinbar keinen Stellenwert.
Dr. med. Erich Vogt, Hausarzt a.D., Embrach
Dr. med. Tony Pfyl, Baden
1
Meyer P. Wunschdenken-Dauerzustand.
Schweiz Ärztezeitung. 2014;95(42): 1569.
2
Taverna E. Nature-Deficit Disorder.
Schweiz Ärztezeitung. 2014;95(40): 1514.
Gegen Überbevölkerung und ihre
massiven Folgen
Die primäre Ursache allen Übels, wie Erderwärmung*, Ressourcenverschwendung, Abholzung,
Überfischung, Tierfabriken, Vermüllung von
Land, Wasser und Luft u. a. m. ist die Überbevölkerung.
Offenbar ist der Mensch aufgrund seiner genetischen Ausstattung nicht in der Lage, sich
selbst zu beschränken, im Gegenteil! Ihm fehlt
zudem ein potenter natürlicher Feind.
Also gibt es 3 Optionen:
1) Verhütung
2) Abtreibung (zzt. ca. 50 Mio./Jahr)
3) Krieg
Von diesen drei Möglichkeiten ist die Verhütung
wohl die vernünftigste, und dies, wenn möglich,
abtreibungsfrei!
Diese Mittel müssen weltweit einfach erreichbar sein, günstig resp. gratis. Das deshalb, weil
der Mensch ja absolut keinen Bock auf Verzicht
und Entsagen hat, wohl aber auf den Orgasmus
immer und überall.
Also, am 30. November 2014: Ja zu Ecopop!
Dr. med. Klaus Müller, Thalwil
*
Siehe dazu: David W.G. King, Gabrielle Walker.
Ganz heiss: Die Herausforderungen des
Klimawandels. Berlin Verlag; 2008.
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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1642
C O M M U N I C AT I O N S
Mitteilungen
Communications
Examen de spécialiste
Examen de spécialiste en vue de l’obtention du titre de spécialiste en gastroentérologie
Partie A: «European Board of Gastroenterology
and Hepatology Knowledge Examination»
Date: le 22 avril 2015
Lieu: Genève, Zurich, évent. Lausanne
Partie B: examen oral avec cas pratique
Date: le 7 mai 2015
Lieu: Hôpital Universitaire de Genève.
Société Suisse de Chirurgie
Plastique, Reconstructive et
Esthétique
Membres d’honneur
L’Assemblée générale de la Société Suisse de
Chirurgie Plastique, Reconstructive et Esthétique du 5 septembre 2014 a nommé en tant
que membres d’honneur:
Dr Ulrich K. Kesselring, Lausanne
Prof. Dr Nicolas J. Lüscher, Bâle
Dr Jan Poëll, Saint-Gall
Prof. Dr Viktor Meyer, Zurich/Herrliberg
Délai d’inscription: 14 janvier 2015
Vous trouverez de plus amples informations sur
le site Web de l’ISFM www.siwf.ch → Domaines
spécialisés → Titres de spécialiste et formations
approfondies (formation postgraduée) →
Gastroentérologie
Sujets actuels de forum
Joignez la discussion en ligne sur www.saez.ch
Dr dipl. pharm. Isabelle Arnet, Pharmaceutical Care Research Group, Université de Bâle
Respect optimal du plan de traitement
Comment améliorer concrètement et immédiatement l’adhésion
thérapeutique?
Adrian Schmid, responsable d’«eHealth Suisse», l’organe de coordination Confédération-cantons
La gestion des informations pertinentes est obsolète
L’avenir appartient au dossier électronique du patient
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1643
FMH SERVICES
La plus grande organisation de ser vices du corps médical
Responsabilité rédactionnelle: FMH SERVICES
Seminare / Séminaires 2014
Praxiseröffnung/-übernahme
Das Seminar richtet sich an Ärztinnen und
Ärzte, welche vor einer Praxiseröffnung (Einzel­/
Gruppenpraxis), dem Einstieg in eine Gruppen­
praxis oder vor einer Praxisübernahme stehen.
Themen
– Juristische Aspekte (Praxisbewilligung, Zulas­
sung zur Sozialversicherung, Vertragswesen)
– Gesellschaftsformen / Ehe- und Erbrecht
(Privat­/Geschäftsvermögen, Güterstand,
Erbschaftsplanung)
– Praxiseinrichtung
(Inneneinrichtung,
Kostenberechnung)
– Praxisadministration (Leistungserfassungs­
und Abrechnungssysteme)
– Bewertung einer Arztpraxis (Berechnung
Inventarwert und Goodwill als Verhand­
lungsbasis)
– Finanzierung der Arztpraxis (Business­
plan, Kredite, Absicherungsmöglichkeiten)
– Versicherungen/Vorsorge/Vermögen (Per­
sonen­ und Sachversicherungen, Vorsorge­
planung)
Sponsoren
Die Kosten werden durch diverse Sponsoren
(siehe www.fmhservices.ch) gedeckt.
Datum
K05
Donnerstag,
6. November 2014
09.00–16.30 Uhr
Basel
Hotel Victoria
Praxisübergabe
Das Seminar richtet sich an zukünftige Praxis­
übergeber/innen. Idealtermin: 5–10 Jahre vor
geplanter Übergabe (aus steuer­ und vorsorge­
planerischen Gründen).
Themen
– Juristische Aspekte (Praxisübergabevertrag,
allg. Vertragswesen, Übergabe der Kranken­
geschichten)
– Nachfolgeplanung und Bewertung einer
Arztpraxis (projektorientiertes Vorgehen in
der Nachfolgeplanung, Berechnung Inven­
tarwert und Goodwill als Verhandlungsbasis)
– Versicherungen/Vorsorge/Vermögen
(Übergabe/Auflösung von Versicherungs­
verträgen, Pensions­ und Finanzplanung)
– Steuern (Steueraspekte bei der Praxisüber­
gabe: Optimierung der steuerlichen Auswir­
kungen, Liquidations­ und Grundstück­
gewinnsteuer, Bestimmung des optimalen
Übergabezeitpunktes)
Sponsoren
Die Kosten werden durch diverse Sponsoren
(siehe www.fmhservices.ch) gedeckt.
Datum
K10
Donnerstag,
Basel
13. November 2014 Hotel Victoria
13.30–18.00 Uhr
Praxiscomputerworkshop
Der Workshop richtet sich an praxiseröffnende
sowie an bereits praxistätige Ärztinnen und
Ärzte.
Inhalt
– Anforderungen an ein Praxisinformations­
system (Einführung)
– Evaluationsprozess (projektorientiertes
Vorgehen in der Evaluation eines Praxis­
informationssystems)
– Präsentation von sechs führenden Praxisinformationssystemen (Leistungserfassung,
elektronisches Abrechnen unter Einbezug
der TrustCenter, Agendaführung, Statistiken,
Laborgeräteeinbindung, elektronische Kran­
kengeschichte, Finanzbuchhaltungslösun­
gen usw.)
Kosten
Für FMH Services­Mitglieder kostenlos.
Datum
K15
Donnerstag,
Olten
27. November 2014 Stadttheater
13.30–18.00 Uhr
Telefonseminar für MPAs
(bzw. Praxisteam)
Das Seminar richtet sich an MPAs mit telefonischem Kundenkontakt sowie Auszubildende,
die zum professionellen Telefonieren angeleitet
werden sollen.
Themen
− Die medizinische Praxisassistentin als Visitenkarte der Praxis
− Image der Arztpraxis. MPAs repräsentieren
die Unternehmenskultur, organisieren die
Praxis und sind somit ein wesentlicher
Bestandteil für den Unternehmenserfolg.
− Bedeutung des ersten Telefonkontakts
− Richtig telefonieren – eine Anleitung
Kosten
300 CHF (inkl. sämtliche Kursunterlagen und
Verpflegungen)
Praxisteams erhalten einen Rabatt von 20 %
pro Teilnehmer/in
Datum
K66
Mittwoch,
5. November 2014
09.00–16.30 Uhr
Bern
Schmiedstube
Praxismarketing für Ärzte
Das Seminar richtet sich an Ärztinnen und
Ärzte, welche vor einer Praxiseröffnung stehen
oder bereits eine Praxis führen.
Themen
– Service und Kundenorientierung: Aus
einer Arztpraxis wird DIE Praxis.
– Menschen überraschen und hohes Niveau
halten
– Telefon, Empfang, Teamentwicklung
– Werbemöglichkeiten
Kosten
Für FMH Services­Mitglieder kostenlos.
Datum
K64
Mittwoch,
12. November 2014
13.30–18.00 Uhr
Lachen
PRAMA Marketing
& Vertriebs GmbH
Ouverture et reprise d’un cabinet
médical
Le séminaire est destiné aux médecins sur le
point d’ouvrir un cabinet médical (individuel
ou de groupe), de joindre un cabinet de groupe
ou de reprendre un cabinet existant.
Contenu
– Business plan (préparation du plan de
financement et crédit d’exploitation, finan­
cement par la banque)
– Aménagement (implantation, projet et
concept d’aménagement, choix du mobilier,
budget)
– Estimation d’un cabinet (inventaire et
goodwill)
– Laboratoire
– Administration d’un cabinet médical
– Assurances
– Passage du statut de salarié à celui d’indépendant
– Fiscalité
Sponsors
Les coûts sont pris en charge par divers spon­
sors (voir www.fmhservices.ch).
Date
K23 Jeudi 20 novembre 2014
17.00–21.30 h
Genève
Crowne Plaza
Remise d’un cabinet médical
Le séminaire s’adresse aux médecins désirant
remettre un cabinet médical. Idéalement 5−10
ans avant la remise prévue (pour des ques­
tions de taxation et prévoyance).
Contenu
– Aspects juridiques (autour du contrat de
remise/reprise)
– Estimation d’un cabinet (inventaire et
goodwill)
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1644
FMH SERVICES
La plus grande organisation de ser vices du corps médical
Responsabilité rédactionnelle: FMH SERVICES
– Assurances (prévoyance, assurances à l’in­
térieur et autour du cabinet)
– Conséquences fiscales d’une remise
Sponsors
Les coûts sont pris en charge par divers spon­
sors (voir www.fmhservices.ch).
Date
K25
Jeudi
13 novembre 2014
17.00–21.30 h
Genève
Crowne Plaza
Seminarsponsoren 2014
Die Unterstützung durch verschiedene Sponso­
ren ermöglicht es der FMH Consulting Services
AG, ihre Seminarreihen für FMH Services Mit­
glieder teils kostenlos, teils kostengünstig anzu­
bieten. Gerne stellen wir Ihnen diese Firmen in
einem Kurzporträt vor.
Medics Labor AG
Chutzenstrasse 24, 3001 Bern
Tel. 031 372 20 02, Fax 031 371 40 44
info[at]medics­labor.ch
www.medics­labor.ch
Medizinisches Labor und mehr
Medics Labor ist ein Schweizer Unternehmen,
zuhause in Bern, hier verwurzelt und seit vie­
len Jahren erfolgreich tätig im Kanton sowie
weiteren Regionen.
Geschätzt als persönliches, unkompliziertes
Gegenüber, überzeugt Medics Labor durch
fachliches und menschliches Gespür mit zahl­
reichen Hilfestellungen und Dienstleistungen.
Wir verstehen uns als sozialer Arbeitgeber und
beschäftigen auch behinderte Personen.
Medics Labor ist ein Labor von Ärzten für Ärzte.
Es gehört den Laborspezialisten und den Ärz­
ten, die das Unternehmen gemeinsam führen.
Bioanalytica AG
Maihofstrasse 95a, 6006 Luzern
Tel. 041 429 31 31, Fax 041 429 31 30
service[at]bioanalytica.ch
www.bioanalytica.ch
Engagierte Kompetenz
Bioanalytica, 1957 in Luzern gegründet, basiert
auf einer langjährigen Tradition. Stetige Inno­
vation und ein Team qualifizierter Fachspezia­
listen und Labormediziner bilden das Funda­
Anmeldung und Auskunft /
Inscription et information
www.fmhservices.ch oder FMH Consulting
Services, Cornelia Fuchs, Burghöhe 1, 6208
Oberkirch, Tel. 041 925 00 77, Fax 041 921 05 86
Hinweis / Remarque
Bei sämtlichen Seminaren, bei denen die Kosten
teilweise oder gänzlich von Seminarsponsoren
gedeckt werden, werden die Teilnehmeradressen
den jeweiligen Sponsoren zur Verfügung gestellt.
Les adresses des participants aux séminaires
dont les coûts sont couverts en partie ou totale­
ment par des sponsors sont communiquées
aux sponsors concernés.
ment unserer Kompetenz. Qualität und Se­
riosität – das sind die Werte, denen wir uns
verschrieben haben. Aus der Überzeugung,
dass dies auch unseren Kunden wesentliche
Vorteile bietet, haben wir unser Labor im Jahre
2000 akkreditieren lassen.
Schnell, wenn notwendig auch rund um die
Uhr, sind wir für Sie da. Mit dem Know­how
von rund 85 Mitarbeitenden, modernster Labor­
automation und Informationstechnologie sind
unsere Laborresultate in kürzester Zeit verfüg­
bar.
Bei Bioanalytica stehen Sie als Kunde im Mit­
telpunkt. Wir unterstützen Sie und Ihr Praxis­
team jederzeit gerne optimal im persönlichen
Kontakt und mit zahlreichen wertvollen zu­
sätzlichen Dienstleistungen.
Analytica Medizinische Laboratorien AG
Falkenstrasse 14
8024 Zürich
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kundendienst[at]analytica.ch
www.analytica.ch
Werte. Verbinden.
Sehr geehrte Frau Kollega, sehr geehrter Herr
Kollege
Die Analytica Medizinische Laboratorien AG
wurde 1957 von meinem Vater gegründet und
ich durfte das Labor 1985 in zweiter Generation
übernehmen. Eigentlich mag ich es gar nicht,
mich unpersönlich und mit schönen Worten
vorzustellen. Ich bin durch und durch Praktiker,
gibt es ein Problem, dann löse ich es und kennt
mich ein Kunde noch nicht persönlich, dann
komme ich gerne vorbei und stelle mich vor.
Wir haben uns nach langen Diskussionen für
den Slogan «Werte. Verbinden.» entschieden.
Der Punkt zwischen den Worten ist kein
Schreibfehler. Wir haben Werte. Werte, die
Annullierungsbedingungen /
Conditions d’annulation
Bei Abmeldungen oder Fernbleiben werden
folgende Unkostenbeiträge erhoben:
Un montant est perçu pour une absence ou
une annulation. Il est de:
– 50 CHF pro Person ab 14 Tage vor Seminar­
beginn / par personne dans les 15 jours avant
le début du séminaire;
– 100 CHF pro Person ab 7 Tage vor Seminar­
beginn oder Fernbleiben / par personne dans
les 7 jours avant le début du séminaire.
uns einen persönlichen Umgang miteinander
ermöglichen, Werte, die die Qualität unserer
Arbeit beschreiben und Werte, die wir mit
Ihnen – unseren Kunden – teilen. Diese Werte
verbinden uns miteinander und stellen das
tragfähige Netz dar, das uns alle seit so vielen
Jahren trägt. Für das bin ich dankbar.
Dr. med. Peter Isler
Polyanalytic SA
Avenue de Sévelin 18, 1004 Lausanne
Tel. 021 804 92 50, Fax 021 804 92 50
info[at]polyanalytic.ch
www.polyanalytic.ch
Polyanalytic ist ein Labor für medizinische
Analysen, das auf dem Gebiet der Kantone
Waadt und Neuenburg tätig ist.
Gestützt auf seine Kompetenzen, die es in den
Dienst der Patientinnen und Patienten und der
Ärzteschaft stellt, bietet Polyanalytic eine um­
fassende Palette von medizinischen Analysen.
Seit Polyanalytic 1983 gegründet wurde, ist
das Unternehmen für herausragende Qualität
und kundennahe Dienstleistungen bekannt.
Den frei praktizierenden Ärztinnen und Ärz­
ten werden mit unvergleichlicher Konstanz
verlässliche, rasche und kompetente Leistun­
gen geboten, damit sie ihre Kunst ausüben
können.
Mit Polyanalytic verfügen die Ärztinnen und
Ärzte nicht nur über einen Partner, der auf ihre
Bedürfnisse eingeht, sondern auch tagtäglich
über echte Unterstützung bei ihrer Tätigkeit.
Polyanalytic ist mehr als ein Unternehmen:
Dank der Kompetenz der Menschen, die dort
arbeiten, kann die Ärzteschaft darauf ver­
trauen, dass bei den Patientinnen und Patien­
ten, für die sie verantwortlich ist, optimale
Laborkontrollen gewährleistet sind.
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1645
FMH SERVICES
La plus grande organisation de ser vices du corps médical
Responsabilité rédactionnelle: FMH SERVICES
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Dianalabs SA
Rue de la Colline 6, 1205 Genève
Tel. 022 807 12 40, Fax 022 807 12 44
info[at]dianalabs.ch
www.dianalabs.ch
Dianalabs ist ein Labor für medizinische Analy­
sen, das 1988 mit dem Ziel gegründet wurde,
der Ärzteschaft und den Patientinnen und Pa­
tienten optimale Laborkontrollen zu bieten.
Aufgrund seiner Publikationen und Präsenta­
tionen ist das Genfer Labor für die Qualität sei­
ner Serologie international anerkannt.
Wir bieten eine umfassende Palette von medi­
zinischen Analysen, um alle Bedürfnisse der
Medizin abzudecken. Doch Dianalabs ist mehr
als ein polyvalentes Allround­Labor: Dank sei­
nem Spezialistenteam deckt es eine Vielzahl
von Fachgebieten ab und bietet eine Schnitt­
stelle zu jedem medizinischen Fachgebiet mit
seinen besonderen Bedürfnissen.
Durch die wissenschaftliche Zusammenarbeit
mit den Ärztinnen und Ärzten und den univer­
sitären Zentren wurde uns klar, dass nur ein
regionales Unternehmen, das grundlegende
menschliche Werte wie Qualität, Austausch
und Dienstleistungsbereitschaft in den Vorder­
grund stellt und mit den lokalen Verhältnissen
vertraut ist, die Bedürfnisse der Bevölkerung
und der Ärzteschaft kompetent erfüllen kann.
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fische Dienstleistung der Berner Archiv AG. Die
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nahm 1976 das heute über 50­jährige Unter­
nehmen und gründete als dessen Leiter und In­
haber die Einzelfirma medica. Der wichtigste
unternehmerische Leitgedanke von Dr. F. Käp­
peli heisst kontinuierliche Innovation und
Schaffung wegweisender Standards auf allen
Gebieten der Labormedizin: Mikrobiologie in­
klusive Parasitologie, Serologie, Immunologie,
klinische Chemie, Hämatologie, molekulare
Diagnostik und Pathologie in Human­ und Ve­
terinärmedizin. So entstand ein Kompetenz­
Zentrum für Labordiagnostik von gesamt­
schweizerisch grosser Bedeutung. Die modernst
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erweitert und befinden sich im Herzen von
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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1646
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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
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TRIBUNE
SwissDRG
Eine vergleichende Analyse der Basisfallwerte
in der Schweiz und in Deutschland
In Deutschland gibt es bundesländerspezifische Basisfallwerte, in der Schweiz existieren keine einheitlichen Baserates. Bei einem Vergleich der Basisfallwerte beider
Länder müssen diverse Unterschiede berücksichtigt werden. Dann zeigt sich, dass
die Werte enger beieinander liegen, als es zunächst scheint.
Robert Kopf a,
Agnes Genewein b,
Lukas Erb c,
Conrad E. Müller d
a Dipl. Betriebswirt(FH),
Controller
b Dr. med., Oberärztin
c lic. rer. pol., CFO
d Dr. med., CEO
Einleitung
Sowohl in der Schweiz als auch in Deutschland werden stationäre Krankenhausleistungen nach Fallpauschalen abgerechnet. Das Schweizer System (SwissDRG) basiert auf dem System German-DRG (G-DRG)
[1]*. Gleichzeitig jedoch wurde es an die Besonderheiten des Gesundheitssystems der Schweiz angepasst. GDRG ist die deutsche Adaptation an das australische
DRG-Systems (AR-DRG). Die Entwicklungszusammenarbeit mit dem deutschen Institut für das Entgeltsystem im Krankenhaus (InEK) lief auf Ende 2012 aus.
Die SwissDRG AG entwickelt das SwissDRG-System ab
diesem Zeitpunkt selbständig weiter [1].
Hier bietet sich ein Vergleich der Basisfallwerte
beider Länder geradezu an. So stehen in der Schweiz
Universitätsspitälern mit einer Baserate von rund
11 000 Franken fast das 3-Fache von Krankenhäusern
in Baden-Württemberg zur Verfügung. Eine nähere
Betrachtung ist jedoch zwingend erforderlich. Hierbei sind folgende Einflussfaktoren näher zu analysieren: Finanzierung der Investitionskosten, Unterschiede bei Kaufkraft und DRG-Kataloge sowie Vergütung von Zusatzentgelten.
Diese Effekte wurden am Beispiel des UniversitätsKinderspitals beider Basel (UKBB) quantifiziert, lassen
sich aber mit Einschränkungen auch auf die übrigen
(Universitäts-)Spitäler in der Schweiz übertragen.
Der Artikel widmet sich der Analyse dieser Vergleichbarkeit der auf den ersten Blick doch deutlichen
Unterschiede der Basisfallwerte.
Analyse comparative des prix de
base DRG en Suisse et en Allemagne
Depuis le 1er janvier 2012, les hôpitaux facturent
leurs prestations stationnaires au moyen des DRG
(forfaits par cas). Le système SwissDRG se fonde sur
le système German-DRG qui a été adapté aux spécificités du système de santé suisse. La convention de
coopération entre SwissDRG SA et l’Institut allemand InEK, spécialisé dans la rémunération des
coûts hospitaliers, est arrivée à échéance à fin 2012.
Depuis la fin de la phase de convergence, il existe en
Allemagne des prix de base spécifiques à chaque
Etat fédéré. En Suisse en revanche, il n’existe pas de
prix de base uniforme. Les hôpitaux négocient séparément les tarifs, même si des tendances similaires
se dessinent au niveau des prix de base. L’article
ci-après montre quelles divergences doivent être
prises en compte lors de la comparaison de ces différents prix de base. Les prix de base sont plus
proches en Allemagne et en Suisse que leur valeur
nominale pourrait le laisser croire à première vue.
La comparaison effectuée permet d’aboutir à la
* Die Literaturangaben finden
sich unter www.saez.ch →
aktuelle Nummer oder →
Archiv → 2014 → 44.
Korrespondenz:
Robert Kopf
Universitäts-Kinderspital
beider Basel (UKBB)
Spitalstrasse 33
CH-4031 Basel
Tel. 061 704 17 35
robert.kopf[at]ukbb.ch
Unterschiedliche Basisfallwerte
In der Schweiz gibt es im Gegensatz zu Deutschland
keine einheitliche Baserate. Die Spitäler verhandeln
getrennt, jedoch kristallisieren sich gleichgelagerte
Tendenzen bei den Basisfallwerten heraus. Dagegen
wurde in Deutschland nach Beendigung der Konvergenzphase (Beginn 2009) ein für die Bundesländer
einheitlicher Basisfallwert etabliert. Dabei spielt Grösse
oder Versorgungsstufe des Hauses keine Rolle. Dieser
liegt für Baden-Württemberg inkl. Ausgleichen bei
3121.04 Euro. Dies sind umgerechnet 3841 CHF [2].
Die Bandbreite im Jahr 2013 liegt zwischen 2999.85
Euro für Thüringen und 3250.70 Euro für RheinlandPfalz.
conclusion que les différences du prix de base entre
les deux systèmes présentent une explication plausible et qu’elles sont quasiment nulles après élimination des divergences.
Für die Unispitäler Basel, Bern und Zürich liegt der
Durchschnittswert für 2013 bei einem Wert von 11 022
CHF. Der Preisüberwacher [3] sieht für die Universitätsspitäler einen Wert von 9674 CHF (100 %, inkl. Anlagenutzungskosten) vor. Für Nicht-Universitätsspitäler einen Wert von 8974 CHF.
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1658
TRIBUNE
SwissDRG
DRG-Systematik
In Deutschland wurde zur Abrechnung von Akutkrankenhausleistungen 2003 optional und 2004 verbindlich auf Fallpauschalen umgestellt. Pate bei der Entwicklung der Systematik war das australische DRGSystem. Ausgenommen hiervon sind grundsätzlich
Abteilungen und Spitäler für Psychiatrie, Psychosomatik und psychotherapeutische Medizin. Das DRGSystem ist nach § 17b KHG (Krankenhausfinanzierungsgesetz) ständig weiterzuentwickeln. Diese Aufgabe liegt in den Händen des InEK [4] (Institut für das
Entgeltsystem im Krankenhaus).
«Für Leistungen, die noch nicht mit den DRG-Fallpauschalen und Zusatzentgelten sachgerecht vergütet
werden können und für besondere Einrichtungen …»
können die Einrichtungen mit den Krankenkassen
fall- oder tagesbezogene Entgelte oder in Ausnahmefällen auch Zusatzentgelte vereinbaren [5]. Die Ausführungen in § 17b Absatz 1 Satz 15 KHG (Krankenhausfinanzierungsgesetz) konkretisiert dies auf die besonderen medizinischen Leistungen, die Häufung
schwerkranker Patienten oder auf Gründe im Rahmen
der Versorgungsstruktur.
G-DRG System 2013
Eckwerte zum G-DRG-System in der Systematik 2013:
1187 DRGs, davon sind 1142 bewertet und 40 nicht
bewertet (Anlage 3a). Im Zusatzentgelte-Katalog (Anlage 2 FPV 2013) werden 90 bewertete Zusatzentgelte
aufgeführt. Die Anzahl der krankenhausindividuell zu
vereinbarenden Zusatzentgelte gem. § 6 Abs. 1 KHEntgG
(Anlage 4 FPV 2013) liegt bei 66.
SwissDRG
Das System SwissDRG 2.0 für 2013 enthält 991 DRGs –
davon sind 973 mit Kostengewichten bewertet. Es sind 5
Zusatzentgelte definiert – 3 davon sind bewertet.
Ein grosser Unterschied beider Systeme liegt im Bereich der Zusatzentgelte. «Zusatzentgelte werden für die
Vergütung von teuren Medikamenten, Blutprodukten,
Implantaten und kostenintensiven Behandlungsmethoden eingesetzt, die über mehrere Fallgruppen streuen.»
[6] Hier stehen 2013 im System SwissDRG 5 Zusatzentgelten 156 im G-DRG gegenüber.
DRG-Systemvergleich
Einleitung
Ein Vergleich der beiden DRG-Kataloge SwissDRG versus G-DRG soll zeigen, welche Unterschiede in der Bewertung der einzelnen Fallpauschalen vorhanden
sind. Die nachfolgenden Analysen beinhalten die IstDaten bezüglich Fallzahlen, Verweildauern und Case
Mix effektiv des UKBB aus dem Jahr 2013.
Im Universitäts-Kinderspital beider Basel wurden
im Jahr 2013 insgesamt 393 unterschiedliche DRGs
abgerechnet. Damit belegt das Kinderspital 40,5% der
973 bewerteten DRGs.
Vorgehensweise und Annahmen
Weitere Prämissen sind jedoch zu beachten. Bei der
Gegenüberstellung der einzelnen DRGs basiert die Zuordnung auf dem 4-stelligen DRG-Code. Basis ist das
SwissDRG-System 2.0. Beim Fehlen einer entsprechenden Fallpauschale im G-DRG-System wurde das Kostengewicht des Schweizer DRG-Systems stellvertretend
eingesetzt. Dies war bei insgesamt 123 DRGs der 973
DRGs der Fall, obwohl der Katalog G-DRGs mit insgesamt 1142 DRGs um 169 Fallpauschalen grösser ist als
SwissDRG.
Ein tiefergehender Vergleich ist leider nicht möglich, da unterschiedliche Systematiken der OPS-Codes
zur Leistungskodierung eingesetzt werden. So wird im
Entgeltsystem G-DRG der OPS eingesetzt. Der OPS ist
eine Adaption der Internationalen Klassifikation der
Prozeduren in der Medizin (ICPM) der Weltgesundheitsorganisation (WHO) [7]. Der deutsche Prozedurenkatalog OPS enthält weit über 20 000 Einträge und
ist damit um rund das Doppelte umfangreicher als der
schweizerische Prozedurenkatalog CHOP.
Vergleich Case Mix der beiden Kataloge
Vergleich DRGs nach Katalog Kostengewichte nach
effektivem Kostengewicht
Unter Verwendung der Abrechnungsdaten des UKBB
und den o. g. Prämissen zur Vergleichbarkeit beider
DRG-Kataloge zeigt Tabelle 1. Hierbei wurden die Fallzahlen 2013 mit dem jeweiligen Kostengewicht der entsprechenden DRG multipliziert. Unter Berücksichtigung
der jeweiligen Zu- und Abschläge zeigt Tabelle 2 das Ergebnis. Alles in allem weisen die beiden Systeme in der
Gesamtsicht eine Differenz von 27,3 % bzw. 30,7 % aus.
Besonderheiten des DRG-Vergleichs
Auffällig ist die MDC 15: Bei Neugeborenen liegt das
effektive Kostengewicht im G-DRG um 66,7 % höher
als im SwissDRG-System. Dies wird hauptsächlich
durch folgende 2 Faktoren verursacht: Die Vergütung für Neugeborene <1000 g. Im G-DRG-System
existieren hierfür 5 weitere Gruppen. Im SwissDRG
dagegen werden diese Patienten in einer Gruppe
Neugeborene <1000 g zusammengefasst. D. h., ein
Frühgeborenes <600 g erhält im G-DRG-System mit
der Fallpauschale P61A (Neugeborenes, Aufnahmegewicht <600 g mit signifikanter OR-Prozedur) ein
Kataloggewicht von 43.3 Punkten – im SwissDRG
fällt es in die Gruppe <1000 g mit einem Kostengewicht von 21.45 Punkten. Gleiches gilt für Neugeborene <600 g ohne signifikante OR-Prozedur.
Eine weitere auffällige Differenz bei einer durchaus signifikanten Fallzahl liegt bei der DRG P05C
(Neugeborenes, Aufnahmegewicht >1999 g mit signifikanter OR-Prozedur oder Beatmung >95 Stunden,
ohne mehrere schwere Probleme) vor. Ist im
G-DRG hierfür ein Kataloggewicht von 5.8 Punkten
vorgesehen, stehen im SwissDRG lediglich 2.6 Case
Mix-Punkte dagegen.
Ersetzt man in diesen beiden DRG-Gruppen die in
Deutschland vergüteten Werte, sinkt die Differenz beider Kataloge in der MDC 15 von 61% auf 11%.
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1659
TRIBUNE
SwissDRG
Tabelle 1
Vergleich Case Mix nach Katalog.
Major Diagnostic Category (MDC)
Summe von
UKBB SwissDRG
Katalog CW
Summe von
UKBB G-DRG
Katalog CW
Summe von
Abweichung
MDC 00 Prä-MDC
366,815
462,343
26,0 %
MDC 01 Krankheiten und Störungen des Nervensystems
509,922
491,114
–3,7 %
19,333
17,720
–8,3 %
MDC 03 Krankheiten und Störungen des Ohres, der Nase, des Mundes und des Halses
380,121
423,328
11,4 %
MDC 04 Krankheiten und Störungen der Atmungsorgane
471,900
588,853
24,8 %
MDC 05 Krankheiten und Störungen des Kreislaufsystems
26,961
26,754
–0,8 %
427,994
451,795
5,6 %
12,455
11,970
–3,9 %
MDC 08 Krankheiten und Störungen an Muskel-Skelett-System und Bindegewebe
1347,156
1874,756
39,2 %
MDC 09 Krankheiten und Störungen an Haut, Unterhaut und Mamma
234,457
242,769
3,5 %
98,464
100,073
1,6 %
19,8 %
MDC 02 Krankheiten und Störungen des Auges
MDC 06 Krankheiten und Störungen der Verdauungsorgane
MDC 07 Krankheiten und Störungen an hepatobiliärem System und Pankreas
MDC 10 Endokrine, Ernährungs- und Stoffwechselkrankheiten
MDC 11 Krankheiten und Störungen der Harnorgane
119,556
143,277
MDC 12 Krankheiten und Störungen der männlichen Geschlechtsorgane
65,432
99,231
51,7 %
MDC 13 Krankheiten und Störungen der weiblichen Geschlechtsorgane
18,464
17,330
–6,1 %
MDC 14 Schwangerschaft, Geburt und Wochenbett
MDC 15 Neugeborene
MDC 16 Krankheiten des Blutes, der blutbildenden Organe und des Immunsystems
MDC 17 Hämatologische und solide Neubildungen
MDC 18A HIV
-
-
1374,979
2214,107
61,0 %
49,821
62,638
25,7 %
223,630
272,132
21,7 %
-
-
MDC 18B Infektiöse und parasitäre Krankheiten
101,818
102,196
0,4 %
MDC 19 Psychische Krankheiten und Störungen
262,193
258,686
–1,3 %
7,142
6,995
–2,1 %
MDC 20 Alkohol- und Drogengebrauch und alkohol- und drogeninduzierte psychische Störungen
MDC 21A Polytrauma
13,637
17,068
25,2 %
MDC 21B Verletzungen, Vergiftungen und toxische Wirkungen von Drogen und Medikamenten
81,059
68,569
–15,4 %
MDC 22 Verbrennungen
52,336
35,456
–32,3 %
MDC 23 Faktoren, die den Gesundheitszustand beeinflussen, und andere Inanspruchnahme
des Gesundheitswesens
40,616
37,879
–6,7 %
MDC 24 Fehler-DRGs und sonstige DRGs
Gesamtergebnis
Effekt Zusatzentgelte
Grundlagen
Das System SwissDRG beinhaltet für 2013 insgesamt 5
Zusatzentgelte. Dem stehen im G-DRG-System 156
ZEs gegenüber. Bei Zusatzentgelten wird zwischen bewerteten Entgelten (siehe Anlage 2/5 der Fallpauschalenvereinbarung) sowie krankenhausindividuell zu
vereinbarenden Entgelten (siehe Anlage 4/6 der Fallpauschalenvereinbarung) unterschieden.
Welchen Anteil haben die Zusatzentgelte am
DRG-Erlösvolumen?
Dieser Wert lag für deutsche Krankenhäuser für die
Jahre 2005 bis 2007 pro Bettenklasse vor und zeigt einen stetig wachsenden Wert. Für Krankenhäuser mit
bis zu 50 Betten betrug der Anteil 2007 1,1% und bei
Häusern mit über 1000 Betten 4,5% (2005: 3,5%) [8].
Für alle Spitäler in Baden-Württemberg wird im
Krankenhaus-Report 2014 [9] ein Budgetanteil Zusatzentgelte für 2012 in Höhe von 3,3% ausgewiesen.
17,457
24,113
38,1 %
6323,718
8051,152
27,3 %
Im Krankenhaus-Report 2013 ist für alle Krankenhäuser Deutschlands ein Anteil für Zusatzentgelte 2010
von 2,6% sowie für 2011 von 2,8% ausgewiesen. Zusätzlich wird im Geschäftsbericht der BWKG (BadenWürttembergische Krankenhausgesellschaft) von einer positiven Ausweitung des Zusatzentgeltkatalogs
gesprochen. Mit zunehmender Güte des G-DRG-Systems erfolgt eine stärkere Identifikation zusatzentgeltfähiger Leistungen. 143 Entgelten 2010 standen 83 im
Jahr 2006 gegenüber [10].
Hieraus folgt, dass seit Einführung des G-DRGSystems die Anzahl von abrechenbaren Zusatzentgelten sowie deren Budgetanteil kontinuierlich stieg.
Ebenso zeigt sich, dass der Budgetanteil von ZEs mit
der Spitalgrösse korreliert. Dies ist insbesondere auf
teure Medikamente, welche zum grossen Teil in der
Onkologie zum Einsatz kommen, zurückzuführen.
Da das UKBB eine eigene onkologische Station betreibt sowie Stammzelltransplantation durchführt,
kann es einem Spital mit einer Bettenzahl >1000
gleichgestellt werden. Unter Berücksichtigung dieser
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1660
TRIBUNE
SwissDRG
Tabelle 2
Vergleich Case Mix effektiv.
Major Diagnostic Category (MDC)
Summe von
UKBB SwissDRG
Effektiv CW
Summe von
UKBB G-DRG
Effektiv CW
Abweichung
Effektiv CW
MDC 00 Prä-MDC
370,315
469,325
26,7 %
MDC 01 Krankheiten und Störungen des Nervensystems
422,902
429,194
1,5 %
16,388
15,067
–8,1 %
MDC 02 Krankheiten und Störungen des Auges
MDC 03 Krankheiten und Störungen des Ohres, der Nase, des Mundes und des Halses
346,293
376,961
8,9 %
MDC 04 Krankheiten und Störungen der Atmungsorgane
401,862
465,946
15,9 %
MDC 05 Krankheiten und Störungen des Kreislaufsystems
19,550
18,643
–4,6 %
389,644
408,908
4,9 %
12,570
12,760
1,5 %
1294,895
1781,296
37,6 %
167,904
175,651
4,6 %
95,444
98,933
3,7 %
MDC 06 Krankheiten und Störungen der Verdauungsorgane
MDC 07 Krankheiten und Störungen an hepatobiliärem System und Pankreas
MDC 08 Krankheiten und Störungen an Muskel-Skelett-System und Bindegewebe
MDC 09 Krankheiten und Störungen an Haut, Unterhaut und Mamma
MDC 10 Endokrine, Ernährungs- und Stoffwechselkrankheiten
MDC 11 Krankheiten und Störungen der Harnorgane
110,952
132,104
19,1 %
MDC 12 Krankheiten und Störungen der männlichen Geschlechtsorgane
62,755
90,373
44,0 %
MDC 13 Krankheiten und Störungen der weiblichen Geschlechtsorgane
17,835
16,476
–7,6 %
-
-
1626,111
2710,143
66,7 %
46,327
57,126
23,3 %
230,070
274,279
19,2 %
-
-
MDC 14 Schwangerschaft, Geburt und Wochenbett
MDC 15 Neugeborene
MDC 16 Krankheiten des Blutes, der blutbildenden Organe und des Immunsystems
MDC 17 Hämatologische und solide Neubildungen
MDC 18A HIV
MDC 18B Infektiöse und parasitäre Krankheiten
90,495
90,391
MDC 19 Psychische Krankheiten und Störungen
339,723
362,602
6,7 %
3,577
3,482
–2,7 %
MDC 20 Alkohol- und Drogengebrauch und alkohol- und drogeninduzierte psychische Störungen
–0,1 %
MDC 21A Polytrauma
14,256
17,196
20,6 %
MDC 21B Verletzungen, Vergiftungen und toxische Wirkungen von Drogen und Medikamenten
55,025
48,559
–11,8 %
MDC 22 Verbrennungen
50,800
35,550
–30,0 %
MDC 23 Faktoren, die den Gesundheitszustand beeinflussen, und andere Inanspruchnahme
des Gesundheitswesens
28,308
30,192
6,7 %
MDC 24 Fehler-DRGs und sonstige DRGs
Gesamtergebnis
Entwicklung kann für das UKBB ein Budgetanteil
2013 für ZEs von mind. 6% im Umfeld G-DRG angenommen werden.
Preiseffekt
Ein Blick auf das Preisvergleichsportal [11] zeigt: Identische Produkte sind in der Schweiz massiv teurer als beispielsweise in Deutschland. Um dies auszugleichen, ist
dementsprechend natürlich auch das Lohn- und Gehaltsniveau in der Schweiz höher. Im Endeffekt wirkt
dies sich dann auch auf die Baserate für die Spitäler aus.
Ein einfacher Benchmark ist in diesem Zusammenhang der Big-Mac-Index. Er vergleicht die Preise des Big
Macs in verschiedenen Ländern der Erde. Durch die
Umrechnung der inländischen Währungen zum USDollar-Kurs werden diese untereinander verglichen.
Der Big Mac bietet einen einfachen Indikator für das
Preisniveau einer Volkswirtschaft. Es gibt ihn fast überall auf der Welt in standardisierter Grösse, Zusammensetzung und Qualität. Siehe hierzu Abbildung 1.
18,361
23,769
29,5 %
6232,360
8144,926
30,7 %
Der Preisunterschied zwischen der Schweiz und
Deutschland betrug in diesem Index für Januar 2014
43,3%. Bei Berücksichtigung von Wechselkursveränderungen rund 42% für das Gesamtjahr 2013.
Das Bundesamt für Statistik führt aus: «Ein bestimmter Warenkorb mit identischem Nutzen (einem
Teil des Bruttoinlandprodukts) kostete im Jahr 2012 in
der Schweiz 185 CHF, in Deutschland 103 EUR, in
Frankreich 112 EUR, in Italien 100 EUR und in Österreich 110 EUR. Im Durchschnitt der 28 EU-Mitgliedsländer kostete er 100 EUR» [13]. Unter Annahme eines
Wechselkurses von 1,23 ergeben sich Mehrkosten in
der Schweiz gegenüber Deutschland von 46%.
Lohnniveau
Bestätigt werden die Aussagen zum Preisniveau durch
einen Benchmark der Lohnkosten für den Pflegedienst. Nach der Krankenhausstatistik Baden-Württemberg [14] aus dem Jahre 2012 betragen die durchschnittlichen Lohnkosten für den Pflege- und Funk-
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1661
TRIBUNE
SwissDRG
tionsdienst 67 506 CHF. Bei einer Tarifsteigerung für
2013 von rund 3% beträgt der Wert für 2013 69 531
CHF und liegt damit um über 40 % unter dem Niveau
vom UKBB.
Abbildung 1
Big-Mac-Index: Preis für einen Big Mac in ausgewählten
Ländern im Januar 2014.
Investitionseffekt
Mit der Revision KVG ist im Schweizer Gesundheitswesen auch die Investitionsfinanzierung in der Fallpauschalenvergütung enthalten.
Der Investitionskostenzuschlag (IKZ) regelt den
Abgeltungsmechanismus für die Erstellung und Nutzung der betrieblichen (mobilen und immobilen)
Sachanlagen. Für das Jahr 2012 hat der Bund den IKZ
auf 10 % festgesetzt. Für das Jahr 2013 sollten ihn die
Vertragspartner mangels bundesrätlichen Entscheids
selber festlegen oder direkt einrechnen.
In Deutschland teilen sich seit dem Inkrafttreten
des Krankenhausfinanzierungsgesetzes von 1972 die
Bundesländer und die gesetzlichen Krankenkassen die
Krankenhausfinanzierung: Die Investitionskosten
werden im Wege der öffentlichen Förderung durch die
Bundesländer getragen, die Krankenkassen finanzieren die laufenden Betriebskosten im stationären Bereich grösstenteils über die Fallpauschalen. Damit sind
die Investitionskosten in Deutschland nicht in den
Basispreisen enthalten.
Fazit und Variantenbildung
Unter Berücksichtigung der o. g. Faktoren zeigt sich,
dass die Basisfallwerte in der Schweiz und in Deutschland enger beieinander liegen, als ihr nomineller Wert
es auf den ersten Blick erscheinen lässt. Tabelle 3 zeigt,
dass unter Berücksichtigung der genannten Faktoren
in einem Ländervergleich die DRG-FallpauschalenVergütung in der Schweiz im Mittel nur leicht (11%)
über der Vergütung in Baden-Württemberg liegt, trotz
der auf den ersten Blick deutlich höheren nominellen
Baserate im Schweizer DRG-System.
Die Analyse zeigt auf, dass ein einfacher Vergleich
der in den jeweiligen Ländern zur Abrechnung kommenden Baserate sachlich nicht gerechtfertigt ist. Es
kann vielmehr festgehalten werden, dass die Unterschiede in den Basisfallwerten zwischen beiden Systemen plausibel erklärt werden können und die Differenz nach Eliminierung der systemimmanenten Faktoren gegen Null tendiert.
Tabelle 3
Vergleich Basisfallwerte Deutschland/Schweiz mit unterschiedlichen Varianten.
Variante I
Beschreibung
Faktor
Ergebnis
Variante II
Variante III
Faktor
Faktor
Ergebnis
Ergebnis
Basisfallwert 2013
Baden Württemberg
3121
Euro
3121
Euro
3121
Euro
3841
CHF
3841
CHF
3841
CHF
11 000
CHF
11 000
CHF
11 000
CHF
–1100
CHF
–1100
CHF
–1100
CHF
9900
CHF
9900
CHF
9900
CHF
–42,0 %
–4158
CHF
–38,5 %
–3812
CHF
–35,0 %
–3465
CHF
5742
CHF
6089
CHF
6435
CHF
–30,0 %
–1723
CHF
–25,0 %
–1522
CHF
–20,0 %
–1287
CHF
–6,0 %
–345
CHF
–5,0 %
–304
CHF
–4,0 %
–257
CHF
Basisfallwert vergleichbar II
3675
CHF
4262
CHF
4891
CHF
Differenz
–166
CHF
421
CHF
Verhältnis
0,96
Ø Basisfallwert Schweiz 2013
Investitionsanteil
–10,0 %
Basisfallwert vergleichbar I
CH Preiseffekt
Zwischensumme
DRG-Effekt
Zusatzentgelt-Effekt
–10,0 %
–10,0 %
1,11
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1049
CHF
1,27
1662
TRIBUNE
eHealth
Die «MAI-Revolution» in den Spitälern als Steigbügelhalter für e-Health
Der klassische Austrittsbericht ist nicht
e-Health-tauglich
Heinz Bhend
Facharzt Allgemeine Innere
Medizin, Informatiker,
Fachlicher Leiter Institut für
Praxisinformatik
Korrespondenz:
Dr. med. Heinz Bhend
Ottnerstrasse 9
CH-4663 Aarburg
info[at]dr-bhend.ch
Grundsätzlich sollte die Technik und damit auch
e-Health unsere Arbeit erleichtern. Dort, wo die Abbildung von analog zu digital telquel möglich ist,
sind schnell Vorteile realisierbar. Wenn Prozesse
aber verändert werden (müssen), erfordert dies entweder einen technischen Mehraufwand mit Gefahr
von grösseren Kosten oder gesteigerter Komplexität,
oder aber eine Anpassung unserer Arbeitsweise.
Der Austrittsbericht in der heutigen Form ist
grundsätzlich nicht e-Health-tauglich! Konkret
bedeutet dies: Wenn wir den Austrittsbericht in der
bisherigen Form beibehalten wollen, werden wir
keinen Vorteil durch die Digitalisierung erfahren.
Wenn es uns aber gelingt, den Prozess «Austrittsbericht» derart einem Re-Design zu unterziehen,
dass das Potential der elektronischen Datenverarbeitung optimal genutzt werden kann, wäre sehr viel
gewonnen in Sachen Effizienz und Qualität. Zuerst
aber ein paar grundsätzliche Überlegungen.
Grundsätzliche Aspekte und Rahmen­
bedingungen
Wiederholt wurde festgehalten: Das Problem von
e-Health bezüglich schleppender Realisierung ist
nicht die Technik. Woran liegt es dann? Als Prinzip
sollte gelten: «IT follows process» – d. h. die Informatik
muss möglichst optimal die Prozesse abbilden. Dies ist
naheliegend, denn die Kehrseite kennen wir: Findige
Köpfe entwickeln ein Tool und suchen mehr oder
weniger verzweifelt eine sinnvolle Anwendung dafür.
Aber wir wissen auch: Ausnahmen bestätigen die
Regel. Es gibt einen Bereich, wo die Anpassung und
damit Optimierung der Prozesse überfällig ist: der
«klassische Austrittsbericht». Jeder niedergelassene
Arzt kennt das Problem: Entlassung am Tag X, Berichterstellung am Tag X plus 10 Tage (oder mehr!).
E-Health bedeutet Einsatz der Informations- und
Kommunikationstechnologie im Gesundheitsbereich.
Für den Austrittsbericht heisst dies konkret: Mit
e-Health haben wir die Möglichkeit, den Bericht am
Tag X plus 10 Tage plus 10 Sekunden als PDF zu erhalten. Lohnt sich dieser Aufwand denn überhaupt?
Diese Frage ist berechtigt, denn wir ersetzen mit
gewaltigem Aufwand die A-Post (+/– 1 Tag) durch
den elektronischen Weg.
Auch ein provisorischer Austrittsbericht ist nur
eine Scheinlösung, da der nachbehandelnde Arzt
einen Mehraufwand hat, indem er zwei Berichte
managen muss und allfällige Unterschiede, Ergänzungen oder Korrekturen selber entdecken darf.
La révolution de la cybersanté
dans les hôpitaux
Dans sa forme actuelle, le rapport de sortie n’est pas
compatible avec la cybersanté. Concrètement, cela
signifie que si nous voulons conserver le rapport de
sortie sous cette forme, l’informatisation ne nous
apportera aucun avantage. Pour pouvoir profiter au
mieux du rapport de sortie électronique, celui-ci
doit être conçu de façon modulaire grâce à l’introduction d’«informations modulaires de sortie». Les
informations modulaires de sortie consistent en des
blocs d’informations transmis à différents moments.
Idéalement, toutes les informations qui resteront
inchangées après la sortie du patient de l’hôpital
doivent être mises à disposition immédiatement.
Nous pouvons citer notamment l’exemple de la médication de sortie, qui fait partie intégrante du rapport et qui devra donc aussi être intégrée dans les
informations modulaires de sortie. D’autres modules sont la liste des diagnostics, les procédures,
etc. Cette approche implique cependant un changement de paradigme au sein des cliniques, et devra
être initiée par les cliniques elles-mêmes. Enfin, les
informations devront être bien structurées et lisibles
électroniquement pour pouvoir être reprises facilement par les logiciels informatiques des cabinets.
Die Lösung wäre relativ einfach, erfordert aber ein
Umdenken. Zudem sind wesentliche Rahmenbedingungen mitzuberücksichtigen.
e­Health im Spital als Regelfall – in der Praxis
eher die Ausnahme
Im Spital wird «der Regelfall» von einer Zuweisung initiiert und mit einem Entlassungsbrief beendet.
E-Health ist damit «in jedem Fall» ein Thema. Die niedergelassenen Ärzte behandeln zirka 80 % der Fälle
«praxisintern». Somit sind a priori nur etwa 10–
20 % der Fälle «e-Health-tauglich» d. h. nur für diese
20 % käme der viel diskutierte «Behandlungspfad» zur
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1663
TRIBUNE
eHealth
Anwendung. Dies wiederum heisst, dass die ganze Vernetzungs-, Kommunikations- und e-Health-Problematik für den niedergelassenen Arzt wohl interessant,
aber dennoch mehr oder weniger ein «Randthema»
ist. Deshalb muss meines Erachtens die Initiative
von den Kliniken ausgehen, selbstverständlich in
Absprache mit den niedergelassenen Ärzten.
Spitäler und e­Health
Auf Seiten der Spitäler ist die Aufmerksamkeit bezüglich e-Health doch etwas gewachsen, zumal im
Rahmen der DRG neue Begriffe wie «Zuweiseranbindung» (Vorschlag für Unwort des Jahres 2014?!) aufgetaucht sind und die Spitäler unter anderem auch ihre
«Ärzteportale» als e-Health-Anwendung verstehen.
Mit diesen Tools möchten sie «auf sich aufmerksam
machen». Oft wird ein Mehrwert für den Zuweiser
suggeriert, ohne dass tatsächlich einer vorliegt. Wenn
ein Arzt in seinem Umfeld in mehrere Spitäler zuweisen kann oder darf, hat er plötzlich drei, fünf oder
noch mehr solche Zuweiserportale zu bedienen. Das
ist natürlich ein Unsinn und langfristig eine Sackgasse.
Im Rahmen von Fortbildungen, Gesprächen und
Lesen von Publikationen und nach 25 Jahren in der
Hausarztpraxis hat sich für mich herauskristallisiert,
dass die Spitäler eine sogenannte MAI-Revolution
nötig haben und dass, solange diese nicht stattfindet, e-Health es sehr schwer haben wird. MAI steht
diesmal nicht für den Wonnemonat und Revolution
nicht für einen politischen Umsturz. MAI bedeutet
Modulare Austritts-Informationen und Revolution
würde lediglich Umdenken bedeuten, in dem Sinne,
dass der gute alte Austrittsbericht «gestorben» ist.
Anstelle des Austrittsberichtes sind modulare Informationseinheiten zu definieren, welche als ganzes Set
dann den bisherigen Austrittsbericht ersetzen.
Die Klinikleiter werden sich daran gewöhnen
müssen, dass ein Austrittsbericht lediglich noch ein
Dokument für das Archiv ist und allenfalls den internen Abschluss des Falles signalisiert.
Teilinformationen daraus, eben die einzelnen
Module, sind nach wie vor zentral und wichtig, müssen aber zu unterschiedlichen Zeiten übermittelt
werden, um ihr Informationspotential zu entfalten.
Als Grundsatz muss dabei gelten, dass alle Informationen, welche beim Austritt des Patienten nicht
mehr verändert werden, unverzüglich zur Verfügung
gestellt werden müssen. Idealerweise sollen diese Informationen strukturiert und maschinenlesbar übermittelt werden, so dass sie beim Empfängersystem
automatisiert weiterverarbeitet werden können.
Als illustratives Beispiel kann die Austrittsmedikation genannt werden. Sie ist zwingender Teil eines
Austrittsberichtes und damit auch integraler Bestandteil der modularen Austrittsinformationen. Die
Austrittsmedikation ist somit ein Modul neben Diagnoseliste, Procedere usw. – wie die Austrittsmedikation ist das Procedere bei Austritt festgelegt und
sollte deshalb als weiterer modularer Informationsteil direkt übermittelt werden.
Am Austrittstag könnte der niedergelassene Arzt
eine formlose Austrittsmeldung erhalten mit den
schon verfügbaren Informationsmodulen wie z. B.
Medikation, Procedere.
Strukturierte Information elektronisch
übermitteln
Ich hoffe sehr, dass in keinem Spital Rezepte noch
handschriftlich erstellt werden. Somit sind die Medikamentendaten in strukturierter Form vorhanden
und können mit der Erstellung des Rezeptes beim
Austritt gleichzeitig als Austrittsmedikation d. h. als
entsprechendes MAI-Modul übermittelt werden. Von
technischer Seite wäre es relativ einfach. Im genannten Fall bedürfte es beispielsweise lediglich einer gesicherten E-Mail mit einer XML-Datei (maschinenlesbares Format) im Anhang. Dieser Anhang würde
die aktuelle Austrittsmedikation enthalten. Von
Seiten der Praxisinformationssysteme müsste diese
XML-Datei eingelesen, als aktuelle Medikation «übernommen» und bei Bedarf adaptiert werden. Mit
diesem kleinen Schritt wäre ein erster grosser Schritt
in Richtung strukturierter Datenaustausch getan, die
erste Etappe eines Patientendossiers aufgegleist und
gleichzeitig ein praxisrelevantes Mehrwertangebot
für die Zuweiser realisiert.
Die ganze Architektur und Technik muss selbstverständlich IHE-, eCH-, Swiss-e-Health, HL7- und
so weiter kompatibel sein, was aber mit vertretbarem
Aufwand und vor allem bei gutem Willen schnell
umgesetzt werden kann. Für Insider: Dieses Medikamente-Modul soll natürlich nichts anderes sein als
der Medikationsteil des HL7-Arztbriefes. Die Standards für diesen «Elektronischen Arztbrief» gibt es
nun schon bald zehn Jahre, ohne dass er wahrnehmbar zum Einsatz gekommen ist. Nach meiner
Meinung ist der Hauptgrund auch hier, dass der
«Elektronische Arztbrief» den bisherigen Prozess abbilden will. Das funktioniert so nicht. Wie erwähnt,
bildet dies eine Ausnahme zur Regel: Der Arztbrief
(Prozess) muss den neuen Kommunikationsmöglichkeiten (IT) angepasst werden.
Fazit: Um eine modulare Weitergabe der Austrittsinformationen zu ermöglichen, wären die
Hausaufgaben für die Spitäler und die niedergelassenen Ärzte überschaubar und das System könnte
schnell einen Mehrwert in den Praxen generieren.
Voraussetzung ist, dass in den Spitälern
die MAI­Revolution stattfindet!
Die Austritts-Medikation wäre somit ein erstes Modul des künftigen MAI-Austrittssets. Die Gesamtheit
aller Module entspricht wiederum dem ursprünglichen Austrittsbericht. Dieser kann bei Bedarf
immer noch als PDF übermittelt und im Spitalarchiv
abgelegt werden. Die Informationsinhalte daraus
wie z. B. Medikation, Procedere und Diagnoseliste
könnten aber schon längst vor der Schlussredaktion
des Berichtes in die Praxissoftware übernommen
und dort weiterverwendet werden.
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1664
TRIBUNE
Point de vue
Zum Konzept Spiritual Care
Spiritualität in der Cura sui, im interdisziplinären
Team und in der Arzt-Patienten-Beziehung
Helen Hochreutener
MAS in Theology of Spirituality,
Kursleiterin Lassalle-Haus
Bad Schönbrunn
Die Autorin hat eine Masterarbeit verfasst zum Thema:
«Medizin und Spiritualität.
Spiritual Care als theologischmedizinische Herausforderung.
Aspekte um Verhältnis von
Medizin und Spiritualität,
zu Heil und Heilung in der
christlichen Tradition sowie
zu Ansätzen von Spiritual Care
heute». Theologische Fakultät
der Universität Freiburg; 2014.
Spiritualität als Ressource in der heutigen
medizinischen Forschung und Lehre
Mit wissenschaftlichen Methoden wird seit einigen
Jahren erforscht, was die spirituelle Betreuung, Spiritual Care, in der gemeinsamen Sorge für den Kranken in all seinen Dimensionen als interdisziplinäre
Aufgabe bringt. Forscher gehen der Frage nach, wie
Patienten und Patientinnen sensibel und kompetent
ganzheitlich begleitet und betreut werden können,
welche Anliegen und Bedürfnisse sie haben und welche konkreten Kompetenzen notwendig sind, um
die dahinterliegenden Ressourcen zu erkennen und
in den Behandlungs- und Betreuungsplan zu integrieren [1–6].
Kriterien für eine verantwortete, tragfähige
und lebensdienliche Spiritualität
Systematische, sinnvolle Kriterien können zu einer
verantworteten, tragfähigen und lebensdienlichen
Spiritualität führen.
Für das Konzept «Spiritual Care» wird hier nur
kurz auf einfache und praktische Kriterien einer guten Spiritualität hingewiesen: Ist die Lebenspraxis
lebensbehindernd oder lebensfördernd, vertröstend
oder ermutigend, stabilisierend oder befreiend?
aber doch eine Orientierung geben für die Beurteilung der Güte einer gelebten Spiritualität [7].
Spiritual Care und die Selbstsorge, das inter­
disziplinäre Team, die Arzt­Patienten­Beziehung
Das Konzept Spiritual Care bedeutet die umfassende
Sorge für den Menschen. Sie nimmt den Menschen
ganzheitlich in seiner bio-psycho-sozio-spirituellen
Dimension wahr.
Selbstsorge (Cura sui)
In der Selbstsorge erhält der Mensch sich in Eigenverantwortung gesund. So kann er für sein Leben,
seine Beziehungen und seinen Beruf Orientierung
und Sinn finden und sich selbst spirituell-reflektiert
verorten. Ein tragendes Fundament kann durch widrige Lebensumstände Halt geben und die Resilienz
stärken. Darüber hinaus schenken Vertrauen und
Hoffnung gelingende zwischenmenschliche Beziehungen und eine gesunde Selbstliebe. Eine gelebte
spirituelle oder religiöse Praxis kann eine gute Ressource sein. Je nach biographisch-existentiellen Erfahrungen kann jedoch auch eine averse Reaktion
gegen alles Religiöse auftreten, die dann als solche
erkannt werden muss, da sie kontraproduktiv ist.
«Der Arzt kann an einem geeigneten Zeitpunkt dem Patienten
signalisieren, dass er offen ist für die spirituelle Dimension.»
Korrespondenz:
Dr. med. Helen Hochreutener
Bahnhofstrasse 29
CH-3800 Interlaken
Tel. 033 823 23 33
Fax 033 823 23 34
helene.hochreutener[at]hin.ch
Wird das gegenwärtige Leben wertgeschätzt? Wird
ein ganzheitliches gelingendes Leben gefördert?
Wird etwas Innerweltliches verabsolutiert? Werden
etwa Symbole mit der Wirklichkeit verwechselt?
Werden mythische Bilder verobjektiviert?
Die gelebte Spiritualität soll alltagstauglich sein,
den Körper, die Sinne und die Affekte einbeziehen
und eine klare und zugängliche Sprache aufweisen.
Kriterien dafür sind: gleiche Würde für alle, Zugang
zur Gemeinschaft für alle, Offenheit für andere Spiritualitäten, Kulturen und Traditionen, geteilte Macht
(«Empowerment» für alle), Wachheit für sozioökonomische, ökologische und politische Probleme,
Empathie für Menschen im Dunkeln, Zulassen von
kritischen Fragen. Diese Indizien für eine tragfähige
Spiritualität sind zwar nicht vollständig, können
Jeder Mensch lernt am besten durch Selbsterfahrung, was guttut und was schadet. Nach Lebenskrisen entwickelt er meist ein besonders gutes Gespür dafür. In einer grossen, repräsentativen, semiquantitativen Studie haben Fegg und Mitarbeiter in
Deutschland sinnstiftende Bereiche im Leben untersucht: Als wichtige Bereiche haben sich familiäre
und freundschaftliche Beziehungen, Freizeit, Religiosität und Natur herausgestellt. Bei gesunden, jüngeren Menschen sind Arbeit und Studium sehr wichtig, bei kranken, älteren Menschen hingegen Gesundheit, Tiere und Natur [8].
Aus der Geschichte der christlichen Spiritualität
sind Wege und Methoden bekannt, die im Rahmen
von Spiritual Care geeignet sind, der Selbstsorge zu
dienen. Exemplarisch soll hier kurz auf die Spirituali-
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1665
TRIBUNE
Point de vue
Leitete Menschen an, intellektuell zu reifen und stimmige
(Lebens-)Entscheidungen zu treffen: Ignatius von Loyola
(1491–1556). Sein Konzept liefert noch heute wertvolle
Anregungen für Spiritual Care.
tät der Wüstenväter und des Ignatius von Loyola eingegangen werden, da sie besonders geeignet sind,
auf die Bedürfnisse des heutigen Menschen und der
heutigen Medizin zu antworten.
Evagrius Ponticus hat die Weisheit der Wüstenväter systematisiert, die als ursprüngliche Form vieler Aspekte der heutigen Psychologie und Psychotherapie gelesen werden kann. Beinahe alle psychischen und psychosomatischen Störungen waren im
Wesentlichen damals schon bekannt. So wurden
vitale, affektive und geistige Grundbedürfnisse beschrieben, deren akzentuierte Form als verzerrte Leidenschaften (pathe) erkannt wurden. Bestimmte
Verhaltensweisen zu deren Kontrolle oder Heilung
wurden ebenso empfohlen. Die Akedia (Überdruss,
Gleichgültigkeit) wurde als Krise in der Lebensmitte
beschrieben, die der Psychiater Daniel Hell als Vorläufer der heutigen Midlife-Crisis deutet. Der damalige empfohlene spirituelle Weg diente dazu, die
Apatheia zu erreichen (griechisch απαθεια, Gelassenheit, innere Freiheit) [9].
Die Exerzitien nach Ignatius sind ein weiterer
agogisch gut konzipierter spiritueller Weg zum Erreichen der inneren Freiheit (ignatianisch «Indifferenz»). So kann der Mensch menschlich und intellektuell reifen und stimmige (Lebens-)Entscheidungen
treffen. Der Übende wird genügend frei von ungeordneten Anhänglichkeiten (Abhängigkeiten) und
damit frei für bewusst gewählte Ziele [10].
Spiritual Care im interdisziplinären Team
Eine spirituelle Führungskompetenz kann zu einem
gelingenden kommunikativen Umgang im interdisziplinären Team beitragen, so dass ein gutes, tragendes Klima unter allen Mitarbeitern im Gesundheitswesen entsteht und das Klima nicht durch Mobbing
oder andere Friktionen vergiftet wird.
Zwei Methoden aus der christlichen Spiritualitätsgeschichte sollen hier kurz erwähnt werden, in
die zusätzlich auch moderne Erkenntnisse der Humanwissenschaften einfliessen.
Aufbauend auf der ignatianischen Spiritualität
wird ein Ansatz zu gemeinsamen, tragenden Entscheidungen vorgestellt. Der günstige Augenblick,
eine Entscheidung zu treffen, ist wichtig. Wählen
und entscheiden zu können, gehören zu den typischen Merkmalen des freien Menschen. Der Kairos
(griechisch καιρος) ist der intuitiv gespürte rechte
Augenblick, während der Ausdruck Chronos (griechisch χρονος) für die Zeit steht, die objektiv-linear
abläuft. Gelegentlich werden dringliche Entscheidungen unter Druck gefasst. Ignatius von Loyola leitet mit speziellen Methoden dazu an, sich für wesentliche Entscheidungen «indifferent» zu machen. Noch
weiter bestehende ungeordnete Regungen sollen
wahrgenommen werden, jedoch die Entscheidungen nicht bestimmen.
Nach Ignatius gibt es drei Weisen, sich zu entscheiden: 1. die unmittelbare Intuition, 2. das Wahrnehmen der inneren Regungen (Affekte) und 3. das argumentativ-rationale Abwägen der Pros und Kontras.
Auf dem Hintergrund der «Deliberatio Patrum»
hat Bernhard Waldmüller einen Leitfaden des spirituellen Umgangs mit gemeinsamen Entscheidungen
vorgelegt, der sich für Entscheidungen im interdisziplinären Team gut anwenden lässt [11].
Ärzte tun gut daran, auch das Thema Macht zu
reflektieren. Wer Macht ausübt, kann das Leben für
sich und andere in vielfältiger Weise bestimmen.
Macht ist grundsätzlich gut, da der Mensch kreativ
sein Umfeld mitgestalten kann. Macht ist Mittel
zum Ziel, soll also nicht Selbstzweck sein. Nach Ignatius sollen die Mächtigen ihre Macht für gute Zwecke
einsetzen. Ein Amt oder eine Aufgabe gut zu führen,
bedeutet, nicht aus Eigeninteresse einen Entscheid
zu fällen, sondern eine Win-win-Situation für alle
Beteiligten zu schaffen [12, 13].
Spiritual Care in der Arzt-Patienten-Beziehung
Die christliche Anthropologie stellt den Menschen
als Person in den Mittelpunkt. Eine «Person-Zentrierung» wirkt sich verändernd auf das leitende medizinische Behandlungskonzept aus. Die Arzt-PatientenKommunikation gewinnt mehr an Bedeutung. In
der narrativen Medizin wird der Patient ermutigt,
von seiner Krankheitserfahrung zu erzählen und
selbst zu deuten. Auf diese Weise kommt der Patient
als unverwechselbare Person in den Blick.
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1666
TRIBUNE
Point de vue
Krankheit ist auf der körperlichen Ebene oft mit
Schmerzen und Einschränkungen verbunden, auf der
sozialen Ebene mit Isolation und Einsamkeit und auf
der psychischen Ebene mit Angst und Verzweiflung.
In der Lebensqualitätsforschung wird neben den
objektiven Lebensbedingungen immer stärker auch
das subjektive Wohlbefinden wie Zufriedenheit und
Glücklich-Sein als wichtiges Kriterium betrachtet.
Zur Prävention und zur Bewältigung von körperlichen Erkrankungen tragen persönliche Ressourcen,
z. B. Lebenszufriedenheit, Sinnerfüllung sowie säkular und religiös motivierte Bewältigungsformen
(coping strategies) bei. Heilen heisst also nicht nur
Beseitigen von Krankheit, sondern Ermöglichen eines als subjektiv sinnvoll erfahrenen Lebens. Dazu
soll die Arzt-Patienten-Beziehung geprägt sein durch
Empathie, Wohlwollen und Mitmenschlichkeit. Die
Sensibilität für die spirituelle Dimension in dieser
Beziehung kann zu einem achtsameren, ganzheitlicheren Umgang mit dem Patienten führen.
Der Arzt kann an einem geeigneten Zeitpunkt in
der ärztlichen Betreuung dem Patienten signalisieren, dass er offen ist für die spirituelle Dimension,
indem er beim Erheben der Anamnese den Patienten
auf seine spirituell-religiösen Bedürfnisse und Ressourcen anspricht. Standardisierte, semiquantitative
Anamnese-Interviews dazu wurden mittlerweile erarbeitet und evaluiert (SPIR-Anamnese-Interview, [2]).
Je nach Bedarf lässt es sich situationsbezogen erweitern. Sollte der Patient im Augenblick kein solches
Gespräch führen wollen, ist sein Wille Gebot. Er hat
jedenfalls den Hinweis bekommen, dass er, falls gewünscht, das Gespräch fortsetzen oder sich anderweitig diesbezüglich in Verbindung setzen kann.
Eine schwere Krankheit zwingt den Menschen
oft dazu, sich mit dem Sinn der Krankheit, dem Sinn
des eigenen Lebens und über die eigene Begrenztheit
und den Tod nachzudenken. Solche Fragen sind allgemein menschliche Fragen und nicht an eine spezifische Religion oder Spiritualität gebunden. Wenn der
Mensch sich auf diese Fragen einlässt, wird die existentielle Erfahrung einen spirituellen Reifungsprozess
auslösen. Oft zwingt auch eine Krankheit, bisherige
eigene Lebenswünsche loszulassen, Unfertiges anzunehmen und sich mit dem Leben zu versöhnen. Oft
wächst der Mensch über sich hinaus, transzendiert
sich also selbst und findet seinen Lebenssinn im
Sein-für-Andere oder Sein-für-etwas-Anderes. Im Gewahr-Werden der eigenen Grenzen, in der Lebenskrise
kann der Mensch das entscheidend Wesentliche im
eigenen Leben finden. Die Leidfrage ist die zentrale
Bewährungsprobe für eine Spiritualität, soll sie doch
zeigen, ob sie Ressourcen für eine subjektive Bewältigung von Leid und Tod zur Verfügung zu stellen vermag. Der Begleitende soll keine falschen Hoffnungen
geben, jedoch auch nicht jede Hoffnung auf Heilung
nehmen, sondern Orientierung schenken. Leid,
Schmerz und Tod gehören konstitutiv zur Existenz
des Menschen. Der bewusst Sterbende kann zum
Schluss kommen, dass der Sinn des Lebens in etwas
Umfassenderem liegen muss. Im Umgang mit der
Schuldfrage muss oft in einer spirituell-existentiellen
Reifung unerklärliches Leid stehengelassen werden,
um nicht in kurzschlüssige Erklärungen zu fallen.
Die pastorale Praxis soll sich dabei nach dem Bedürfnis der Patienten richten [14].
Die Palliativmedizin und die Palliative Care haben
sich prominent in ihrem Leitbild der ganzheitlichen, inklusive der spirituellen Verantwortung verpflichtet [2, 8]. Der Palliativmediziner Gian Domenico Borasio erwähnt für die Sterbebegleitung folgende wesentliche Bedürfnisse des Patienten und
Sterbenden: Kommunikation, eine optimale palliativ-medizinische Therapie, psychosoziale Betreuung
und spirituelle Begleitung [15].
Literatur
1 Koenig H, King D, Benner Carson V.
Handbook of Religion and Health. Second Edition.
Oxford: University Press; 2012.
2 Frick E, Roser T (Hrsg.). Spiritualität und Medizin.
Gemeinsame Sorge für den kranken Menschen.
Münchner Reihe Palliative Care. Palliativmedizin –
Palliativpflege – Hospizarbeit. Stuttgart: Kohlhammer;
2009. www.spiritualocare.de
3 www.uniweiterbildung.ch/studienangebot/
kursdetails/?tx_x4econgress_
pi1%5BshowUid%5D=779
4 www.lassalle-haus.org
Fortbildungsveranstaltungen Medizin und Spiritualität
5 Internationale Gesellschaft für Gesundheit und
Spiritualität (Hrsg.) unter Leitung von Frick E, Traugott
R. Spiritual Care. Zeitschrift für Spiritualität in den
Gesundheitsberufen. Stuttgart: Kohlhammer.
www.spiritual-care-online.de
6 www.ecrsh.eu/
Organisator Dr. med. René Hefti Langenthal.
7 Hiestand FX, Müller C. Indizien einer tragfähigen
Spiritualität. In: Leutwyler Samuel, Nägeli M (Hrsg.).
Spiritualität und Wissenschaft. Zürich: vdf Hochschulverlag AG ETH; 2005. S 269–83.
8 Fegg M, Kramer M et al. Meaning in Life in the Federal
Republic of Germany: results of a representative survey
with the Schedule for Meaning in Life Evaluation
(SMiLE). Journal of Pain and Symptom Management.
2007;35(4):356–64.
9 Evagrios P. Der Praktikos (Der Mönch). Weisungen der
Väter. Bunge Gabriel (Hrsg. und Übersetzer). Band 6.
Verbesserte Auflage. Beuroner Kunstverlag; 2008.
10 Ignatius von Loyola. Die Exerzitien. Christliche
Meister. Einsiedeln: Johannes Verlag; 2005.
11 Waldmüller B. Gemeinsam entscheiden. Ignatianische
Impulse. Würzburg: Echter Verlag; 2008.
12 Kiechle S. Macht ausüben. Ignatianische Impulse.
Würzburg: Echter Verlag; 2005.
13 Kiechle S. Sich entscheiden. Ignatianische Impulse.
Würzburg: Echter Verlag; 2008.
14 Schaupp W. Spirituelle Dimensionen des Krankseins.
In: Körtner U, Müller S, Kletcka-Pulker M, Inthorn J
(Hrsg.). Spiritualität, Religion und Kultur am
Krankenbett. Schriftenreihe Ethik und Recht in der
Medizin. Wien/New York: Springer Verlag; 2009.
S. 165–75.
15 Borasio GD. Über das Sterben. München:
Verlag C. H. Beck; 2012.
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
1667
TRIBUNE
S p e c t ru m
«Sieh dich vor beim Schritt
auf die Strasse»
Pas de santé sans
santé mentale
La santé mentale est une composante
essentielle de la santé. Lors de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, il est important
de rappeler la Constitution de l’OMS
qui définit la santé comme étant «un
état de complet bien-être physique,
mental et social». Les politiques
nationales de santé mentale ne doivent pas limiter leur champ d’action
aux troubles mentaux. Il faut aussi
qu’elles reconnaissent et prennent
en compte les facteurs plus généraux
qui favorisent la santé mentale. Il
s’agit notamment d’intégrer la promotion de la santé mentale dans
les politiques et programmes des
secteurs publics et non gouvernemental.
(OMS)
Studie «nurses at work»
Die nationale Studie «nurses at work»
untersucht die Hintergründe, weshalb genau diplomierte Pflegefachpersonen im Beruf bleiben – oder
diesen verlassen. Die Studie will in
Erfahrung bringen, welche konkre-
«Ein Augenblick der Unaufmerksamkeit kann dein
Leben für immer verändern»: Das ist der Kern
der Verkehrssicherheitskampagne von Fussverkehr
Schweiz, die Ende September lanciert wurde. Der
Kampagnenfilm, den Fussverkehr Schweiz in Zusammenarbeit mit dem Ballett Zürich realisiert hat,
zeigt: Ein verträumter Gang durch den Tag kann
abrupt in der Katastrophe enden. Im ersten Halbjahr 2014 verloren auf Schweizer Strassen 15 Fussgänger ihr Leben. Nur drei von ihnen verunglückten auf einem Fussgängerstreifen. Das Queren der
Fahrbahn ohne Fussgängerstreifen ist somit Schwerpunkt des Unfallgeschehens. Eine Auswertung
zeigt, dass Unfälle beim Queren an einem Ort
ohne Fussgängerstreifen mit schwereren Verletzungen der Opfer verbunden sind.
(Fussverkehr Schweiz)
Madrabothair/Dreamstime.com
Besonders unfallträchtig: das Überqueren der Strasse
ohne Fussgängerstreifen.
Pilzgenuss ohne Reue
Speisepilze selber zu sammeln, macht Spass. Aber
bekanntlich sind nicht alle Pilze geniessbar. Die
Verwechslung giftiger Doppelgänger essbarer
Speisepilze ist die grösste Gefahr. Das Bundesamt
für Lebensmittelsicherheit und Veterinärwesen BLV
rät zur Vorsicht und ruft alle Sammler auf, ihr Sammelgut kontrollieren zu lassen. Gesammelte Pilze,
die selber verzehrt werden, fallen nicht unter die
Lebensmittelgesetzgebung (Eigengebrauch). Beim
Verzehr solcher Pilze kommt somit ausschliesslich
die Eigenverantwortung zum Tragen. Deshalb ist es
wichtig, dass nur kontrollierte Pilze verzehrt werden. Dem BLV ist das Risiko von unkontrollierten,
wild wachsenden Pilzen bewusst, daher hat es ein
Merkblatt zum Sammeln und zum Konsum von
Pilzen herausgegeben.
(BLV)
ten Antworten im Kampf gegen den
Personalmangel im Pflegebereich zu
finden sind. Aufgrund der Erkenntnisse sollen konkrete und umsetzungsorientierte Vorschläge zur Erhöhung der Berufsverweildauer von
Pflegefachpersonen abgeleitet werden. Curaviva Schweiz unterstützt
werk von Partnern das Forschungsteam beim Aufruf zur Studienbeteiligung von möglichst vielen aktiven
oder ehemaligen diplomierten Pflegefachpersonen.
(Curaviva)
OdASanté
Warum verlassen Pflegefachpersonen
ihr Berufsfeld?
Ambizione: subsides distribués à 60 jeunes chercheurs
Cette année, le Fonds Nationale Suisse FNS a alloué
60 subsides à la relève scientifique suite à la mise
au concours des instruments Ambizione, Ambizione-PROSPER et Ambizione-SCORE. A la mifévrier 2014, 294 jeunes chercheuses et chercheurs
avaient déposé une requête dans le cadre d’Ambizione. Après un processus de sélection en deux
étapes, le FNS a attribué au total 60 nouveaux subsides. Avec 19 subsides octroyés à des femmes (soit
un peu moins de 32%), l’objectif des 35% de bénéficiaires féminines est presque atteint cette année.
Par le biais d’Ambizione, Ambizione-PROSPER et
Ambizione-SCORE, le FNS permet à la relève scientifique de faire ses premiers pas dans la recherche
indépendante, et ce dans toutes les disciplines. La
prochaine mise au concours de l’instrument Ambizione est prévue dès la mi-novembre 2014.
(FNS)
Beerkoff/Dreamstime.com
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L’objectif des 35 % de bénéficiaires féminines
est presque atteint cette année.
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HORIZONS
Rencontre avec…
Jean-Charles Estoppey, médecin généraliste et vigneron à Lavaux
«Il ne faut pas s’oublier soi-même»
Daniel Lüthi
Texte et images
danielluethi[at]gmx.ch
C’est plutôt inhabituel: un rendez-vous avec un
médecin qui n’a pas lieu dans son cabinet, mais dans
sa cave à vin. Ici, l’un n’est pas concevable sans
l’autre. Pour Jean-Charles Estoppey, le centre de
production et de vente de la cave «Terres de
Lavaux» à Lutry est son lieu de travail pratiquement
au même titre que son cabinet de généraliste à Cully,
situé directement sur les bords du Léman. «Je travaille à 60 % comme médecin et à 40 % comme
vigneron», dit-il. «Depuis 20 ans.»
Le travail comme compensation
Nous commençons par faire un petit crochet dans
les vignes. Nous nous trouvons sur un coteau assez
raide situé bien au-dessus de la voie de chemin de
fer et du village; la vue sur le vert des vignes dé-
ferlant jusqu’au lac et sur les Alpes françaises en
arrière-plan est magnifique. «Notre patrimoine»,
commente Estoppey: sa terre, qu’il tient de ses ancêtres, inscrite avec Lavaux au patrimoine culturel
mondial par l’UNESCO en 2007. Les grappes sont
déjà colorées, bientôt mûres pour la vendange. «Du
Pinot noir», dit fièrement le vigneron, tenant la
grappe dans ses mains comme on tient un bébé.
«Plus loin, nous avons du Gamay, du Gamaret et
du Garanoir, et là en dessous, du Viognier et du
Chardonnay. Le Viognier est difficile à produire. Ce
sont de longues grappes qu’il faut couper par la
moitié pour concentrer les arômes. De plus, on reconnaît mal à l’œil nu si les grains ont atteint leur
pleine maturité. Il suffit alors de deux jours de
fœhn pour qu’ils soient inutilisables.»
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HORIZONS
Rencontre avec…
Le profane ne sait pas distinguer les différents
cépages; le vigneron, lui, connaît presque chaque
rang de vigne comme un paysan connaît ses vaches.
«Voyez ici: ces ceps de Pinot blanc ont 40 ans. Une
spécialité incomparable. Mais à Lutry, nous produisons toujours pour moitié du Chasselas, le cépage
traditionnel de la région.»
Estoppey n’est pas homme à s’écouter parler. C’est
quelqu’un qui met lui-même la main à l’ouvrage et
n’hésite pas à mouiller sa chemise. L’idée lui en est
d’ailleurs venue en 1993: «Pendant mes dix premières années de pratique généraliste, je travaillais
80 heures par semaine. A l’époque, je me demandais
chaque mardi comment je réussirais à finir la semaine. Je me suis rendu à l’évidence que je ne pouvais pas continuer comme ça. Et je le savais: le travail
physique est une bonne compensation car il aide
à vider l’esprit. Et parce que j’ai grandi dans le milieu
viti-vinicole de cette région et que j’ai toujours su
que je voulais y revenir, j’ai repris le vignoble de mon
beau-père quand celui-ci a voulu passer la main.
J’ai encore acquis une ou deux parcelles par la suite
et aujourd’hui, je cultive environ 3 hectares, avec
l’aide d’un employé et des auxiliaires occasionnels.
Le soir, je sens que me suis bien dépensé physiquement et ça fait du bien.»
La part de travail manuel est très importante sur
ce type de terrain, on ne peut presque rien faire avec
des machines. Estoppey fait le compte: «On arrive à
environ 45 000 francs de frais d’exploitation par an
et par hectare, contre 26 000 francs pour un vignoble
sur La Côte». Notre hôte aime parler clair, chiffres
à l’appui. «Nous produisons environ 180 000 bouteilles par an, dont 20 % proviennent du domaine
familial. On ne devient pas riche – il y a même eu des
années où nous avons travaillé à perte.»
*www.terresdelavaux.ch
Le vin peut-il être un médicament?
Nous n’avons pas encore parlé de médecine. Commençons par la première question qui vient à l’esprit: dans une société où l’alcoolisme est sans doute
l’un des pires fléaux de la population, un médecin
qui produit et vend du vin – n’est-ce pas contradictoire? «Oui, l’alcoolisme est un gros problème», en
convient Estoppey, «mais cette maladie ne touche
que 5 à 10 % de la population. Ce ne sont pas les
deux ou trois verres par jour qui posent problème,
mais la dépendance. La question est: où commencet-elle?» Oui, où? «Moi-même, je ne bois pas à midi.
Le soir, je partage une demi-bouteille avec ma femme
et de temps en temps, des apéros ont lieu dans le
vignoble, au caveau ou chez des amis.» Et comment
le médecin qu’il est en parle-t-il à ses patients? «Le
vin est un bon produit, mais un mauvais médicament. Il faut en boire pour le plaisir et toujours dans
un contexte social, mais pas pour combattre le stress,
par exemple. On ne peut donc pas se guérir par le
vin.»
Diaboliser systématiquement le vin ou toute
autre boisson alcoolique lui paraît néanmoins totale-
Jean-Charles Estoppey
Le Dr Jean-Charles Estoppey est né en 1952 à
Lutry (Vaud). Il y est allé à l’école et y a travaillé
dans la vigne dès l’adolescence. Il a ensuite
étudié la médecine à Lausanne où il a passé
l’examen fédéral en 1977. Après des années de
formation postgraduée en médecine interne,
en pédiatrie, en chirurgie et en orthopédie,
toujours en Suisse romande, il a ouvert en
1983 son cabinet de médecin de famille à
Cully, qu’il tient encore aujourd’hui (avec une
consœur). Il y exerce à 60 % et travaille 40 %
comme viticulteur, dans ses propres vignes ou
à la cave «Terres de Lavaux» à Lutry*, dont il
est le président. Marié et père de deux fils
adultes, Jean-Charles Estoppey vit avec son
épouse à Cully.
ment déplacé, Estoppey parle à ce propos d’«hygiénisme» et s’irrite visiblement de ces puritains qui
s’érigent en missionnaires. Il parle même de «terrorisme policier» quand on évoque le maximum
de 0,5 pour mille autorisé au volant. «Il est faux de
dire que 0,5 pour mille correspond à un seul verre de
vin – ce mensonge crée une limite complètement
arbitraire dont l’effet sur l’image du vin est catastrophique. Nous le remarquons chaque jour ici dans
notre cave. Les Alémaniques surtout sont complètement terrorisés: ‹Non, nous ne pouvons pas déguster, nous devons conduire›, disent-ils, comme si dans
une dégustation, on éclusait les verres à la chaîne.»
N’est-ce pas là minimiser la gravité des accidents dus
à l’alcool? «L’alcoolémie mesurée dans ces accidents
de la route est en moyenne de 1,4 pour mille. Elle
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Rencontre avec…
correspond à une consommation massive qui pose
de gros problèmes. On est très loin des 0,5 ou 0,8 pour
mille dont il est question.»
Estoppey souligne en revanche les effets positifs
scientifiquement avérés du vin sur la santé humaine:
«La consommation régulière et modérée de vin
constitue une bonne prévention des maladies
cardiovasculaires et des processus dégénératifs du
cerveau comme la maladie d’Alzheimer.» Par contre,
l’idée que le vin blanc serait plus mauvais pour les
articulations ou la prostate que le vin rouge n’est
pour lui qu’une affabulation, «le vin rouge contient
par exemple plus d’acide que le vin blanc. Mais si un
patient me dit qu’il ne peut pas s’endormir après
avoir bu du vin blanc, je lui dis simplement de ne
plus en boire avant d’aller se coucher.»
un grand danger, sinon une catastrophe se profiler à
l’horizon, dans un domaine comme dans l’autre.
«Dans mon rôle de médecin, avant de prescrire un
antibiotique, je vérifie avec soin si c’est vraiment
nécessaire. Ensuite, il s’agit d’administrer la dose
appropriée au bon moment.» C’est pareil pour la
vigne: «Nous observons de plus en plus de maladies
résistantes. Cette année, par exemple, les attaques
fongiques favorisées par une forte humidité
constante nous ont posé un très gros problème. Avec
les produits de synthèse, nous n’arrivions plus à en
venir à bout. Nous avons recouru à une méthode
naturelle – un tout petit peu de cuivre et de soufre
dissous dans du lait écrémé – qui a donné d’excellents résultats. Nous avons complètement arrêté les
désherbants il y a deux ans déjà. Nous utilisons une
«Le vin est un bon produit – mais un mauvais médicament.»
La qualité plutôt que la quantité
Estoppey partage la semaine au cabinet avec une
consœur. Pendant deux jours, il n’exerce qu’une
demi-journée, et le vendredi pas du tout. Il redevient
alors vigneron. Le système a amplement fait ses
preuves, dit-il, «j’ai du plaisir dans mon travail de
médecin et ma capacité d’écoute est encore intacte à
six heures du soir.» Ces attributs en font, selon lui,
un médecin de ce qu’il appelle «la ‹nouvelle génération›», dont l’un des principes est «la qualité prime
sur la quantité». «Nous ne voulons plus travailler à la
chaîne, nous voulons consacrer plus de 5 minutes à
chaque patient. Et puis, il ne faut pas s’oublier soimême. Travailler 80 heures par semaine est malsain.»
La qualité plutôt que la quantité: un point commun entre les deux métiers de Jean-Charles Estoppey. «Dans les années 90, notre cave a commencé à
diversifier les cépages et à limiter les quantités de
production, tout en intensifiant les contrôles de qualité du raisin. Ces mesures ont jeté les bases de notre
succès. Malheureusement, la pression sur les prix,
surtout de la part des grands distributeurs, et les
restrictions de production ont pour effet que les viticulteurs, même ici à Lavaux, gagnent beaucoup
moins bien leur vie qu’il y a 30 ans.»
Un autre élément commun aux métiers de médecin et de vigneron est le souci de Jean-Charles Estoppey d’éviter autant que possible le recours à la
chimie, aux produits synthétiques. «Dans les deux
domaines, on a répété les mêmes erreurs pendant
des décennies.» C’est dans les résistances qu’il voit
machine spéciale qui casse les mauvaises herbes et
les transforme en un tapis protecteur.»
La relève est assurée
Nous nous doutions que cette rencontre se terminerait par une dégustation, et bien entendu, entre divers
commentaires sur le mûrissement en fûts de chêne,
les tanins, le bouquet, les arômes et la longueur en
bouche des spécialités que nous avons eu le plaisir de
goûter, nous avons aussi évoqué le passé et l’avenir.
Estoppey a été pilote privé: «Nous nous rendions
au Portugal dans notre vieux Piper, ou en Croatie en
deux heures de vol, c’était fabuleux, mais là c’est
terminé. Entre autres parce que l’espace aérien est de
plus en plus réglementé.» Son regard vers les locaux
rénovés de la Cave est en même temps un regard vers
l’avenir. «A 62 ans, il est grand temps pour moi de régler les questions de succession», médite Estoppey.
«Nous avons déjà installé un nouveau système informatique au cabinet, et avec nos confrères de Cully,
nous sommes en train de monter un petit centre de
santé dans le même immeuble communal que les
soins à domicile et des logements pour personnes
âgées. De plus, un successeur potentiel est déjà intéressé: un jeune homme très bien de 30 ans, qui est
encore en formation. Il siège d’ailleurs déjà au
conseil d’administration de notre cave et pourrait
donc bientôt assurer, disons en 2020, ma relève dans
les deux métiers.» C’est à cet avenir que nous levons
nos verres: santé!
La prochaine «rencontre avec…»
A la fin de chaque mois, le Bulletin des médecins suisses présente une personnalité qui s’engage dans
la santé publique. En novembre, Daniel Lüthi parlera de sa rencontre avec Thomas Nierle,
médecin-chef à l’Hôpital de Moutier et président de «Médecins Sans Frontières» Suisse.
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Erhard Taverna
erhard.taverna[at]saez.ch
Thomas Schweizer war während 27 Jahren Hausarzt
in einer Vorortsgemeinde von Bern. Er ist verheiratet
und Vater von drei erwachsenen Kindern. Wer Lyrik
schreibt, kann auch tief in Seelenzustände eintauchen, wie sein erster Roman beweist. Yasemin
Schreiber-Pekin, geboren 1959 in Ankara, lebt mit
ihrem Mann und drei gemeinsamen Kindern in
Zürich, wo sie in eigener Praxis arbeitet. Für einmal
erzählt Scheherazade in einer Rehaklinik.
Innenansicht – Zweifel eines Arztes
Karl, Charles Lebois, arbeitet in einer städtischen Gemeinschaftspraxis, drei Grundversorger, ein Kardiologe, eine Psychiaterin. Bald werden in der unteren
Etage Physiotherapeutinnen einziehen. Die Praxis
läuft gut, die Kollegen mögen sich, Karl hat gute
Freunde, die an Philosophenabenden über Gott und
die Welt diskutieren. Karl ist unpolitisch, er liebt klassische Musik und stammt aus gut bürgerlichen Verhältnissen mit akademischem Hintergrund, Geld
spielt da keine Rolle. Ein nicht untypisches Kollegenprofil. Was kann daran interessant sein? Einiges, wenn
man über die lange Berufserfahrung des Autors Thomas Schweizer und seine Schreibbegabung verfügt.
Denn dieser Karl ist ein überaus gewissenhafter, emp-
Thomas Schweizer
Innenansicht – Zweifel eines Arztes
Yasemin Schreiber-Pekin
Bruno Brenndt
Sprakensehl-Hagen: ASARO Verlag; 2014.
256 Seiten. 25.90 CHF.
ISBN 978-3-95509-043-2
Zürich: Skepsis-Verlag; 2013.
352 Seiten. 21.90 CHF.
ISBN 978-3-9521140-8-7
findsamer Junggeselle mit sehr hohen Ansprüchen
an sein Fach. Er möchte mehr als nur Grundversorger
sein, leidet an Misserfolgen, Zeitmangel, Bürokram
und Einsamkeit. Ein einziger verpatzter Vortrag genügt, um ihn von einer Spitalkarriere abzubringen.
Lieber kämpft er sich durch sein Bestellbuch, macht
Hausbesuche und Überstunden. Es ist nicht einfach,
diesen Karl zu mögen. Man möchte seiner Exfreundin
zustimmen, die ihn als selbstgerechten Heiligen und
Angsthasen beschreibt, als seufzenden Zweifler, der
sich unaufhörlich um sich selber dreht. Doch der
Doktor entwickelt sich, zwar langsam, aber eine frische Liebe und ein Autounfall beschleunigen den Reifeprozess. Thomas Schweizer hat einen einfühlsamen
Entwicklungsroman geschrieben, der das Innenleben
seines introvertierten Helden mit vielseitig und realistisch beschriebenen Arbeitssituationen grundiert.
Man kann sich über den verklemmten Einzelgänger
ärgern, der die Welt erlösen will und dann, Ende gut,
alles gut, eine Familie plant. Wir freuen uns aber an
den vielen interessanten Gesprächen über Medizin
und das Primat der Machbarkeit. Und darüber, dass
es immer wieder gewissenhafte Kollegen und Kolleginnen gibt, die tapfer und ausdauernd ihren eigenen
Weg suchen.
Bruno Brenndt
Bruno erzählt Geschichten, dem alten Afghanen, der
Therapeutin, der Freundin, den Mitpatienten in der
Rehaklinik für Alkoholiker. Verschiedene Zeitebenen
bringen Erzählungen hervor, die, analog den Spiegeln
im Kaleidoskop, bei jeder Drehung die Farbkristalle zu
neuen Mustern ordnen. Aus der Jetztzeit des Klinikalltags erzählt Bruno sein eigenes Leben und das seiner Eltern. Aus seinen Notizen, die er jeweils vorliest, erfahren die Zuhörer von dem, was vom Montag bis Samstag vor drei Monaten geschah und dem,
was weiter zurückliegt. Al Kbar, der alte Afghane, ist
die zweite Erzählstimme im Roman, eine innere Instanz, Lehrer und Meister aller Geschichtenerzähler.
Bruno ist sein Sprachrohr, das uns zwischendurch
von orientalischen Episoden mit Salahaddin, Rhun
und dem kleinen Dschinn berichtet. Man könnte
auch von einem Teppich sprechen, den die Autorin
aus mehreren Farbsträngen knüpft. Darin verwoben
finden sich viele Illustrationen, die Yasemin Schreiber-Pekin selber gezeichnet hat. Eine anspruchsvolle
Textcollage, die auch dem Leser einiges abfordert.
Wäre die Kollegin Scheherazade aus 1001 Nacht,
könnte man von ihr sagen, dass sie uns gleichermassen, wie den rachsüchtigen Kalifen, mit ihrem Fabuliertalent am Ende für sich eingenommen hat.
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ET ENCORE...
François Trazzi/wikipedia.org
Des pommades – ou la valeur intrinsèque
de la forme galénique d’un médicament
La marmotte, pas encore
transformée en pommade.
* PD Dr ès sc. soc. Eberhard
Wolff est licencié en études
culturelles, historien de la
médecine et membre de la
rédaction Histoire de la
médecine du Bulletin des
médecins suisses.
eberhard.wolff[at]saez.ch
Comment les sorcières font-elles pour voler? Elles se
servent d’un balai, évidemment. Mais pas seulement.
L’histoire culturelle de l’irrationnel connaît une pommade, dont les prétendues sorcières se seraient généreusement enduit les organes génitaux avant de décoller pour rejoindre leur sabbat bien mérité.
Ce n’est pas un hasard si le carburant des vols
(sans doute hallucinogènes) de l’époque, quand il y
en avait un, était administré en frictionnant une pommade. Dans les temps anciens, celle-ci était, avec le
pansement médicamenteux, une forme galénique
très populaire.
Il en était tout autrement dans les années 60, où
les pilules étaient en vogue: le personnage principal
d’une série américaine, une poule mouillée classique
du nom de Stanley Beamish, pouvait soudain «voler
comme un aigle et vaincre tous les méchants. Son
heure de gloire venait en effet à chaque fois qu’il prenait
une pilule!» C’était d’ailleurs l’intro et même le titre
allemand de la série. La prude télévision américaine
aurait sans doute moins apprécié qu’avant de se mettre
en chasse des crapules, Stanley Beamish s’enduise de
pommade de superhéros, comme les sorcières.
Lorsque j’ai aidé à encadrer, il y a bien longtemps,
un camp d’été pour des enfants venus de loin, la directrice utilisait une «pommade contre le mal du pays»,
dont elle frictionnait la poitrine des enfants tristes
d’être loin de chez eux. Cela fonctionnait parfaitement – et je ne peux que le recommander en cas d’urgence. Il suffit de choisir une pommade à la consistance et à l’odeur agréables.
Du point de vue strictement médical, l’utilisation
de pommades et d’onguents est pertinente lorsque la
substance active doit agir localement à travers ou sur
la peau. Ou, comme dans le cas des patchs, parce que
la libération transdermique systémique de principe
actif est parfois mieux tolérée et plus facile à contrôler
qu’avec d’autres formes galéniques ou voies d’administration.
L’intérêt de la «pommade contre le mal du pays»
est ailleurs. Outre tous les effets placebo possibles, il
y a la sensualité apaisante de l’application. Ne seraitce que le simple acte de frictionner avec des mains
chaudes et douces. C’est sans aucun doute une forme
d’administration encore plus personnelle que de fourrer dans la bouche une cuillère pleine de gouttes soigneusement comptées. L’important est le contact
peau à peau, la pénétration, peut-être le parfum. Si
j’étais une femme, j’ajouterais certainement ici:
comme avec le maquillage!
Frictionner et enduire soulage aujourd’hui encore
bien des maux, ne serait-ce que du fait de la consistance ou plutôt de la tactilité du produit. Quel amateur de Nutella pourrait le nier? L’art suisse de la pâtisserie serait-il envisageable sans les contrastes de tactilité extrêmes des mille-feuilles (tous frais) en bouche?
Pour un tel feu d’artifice sensoriel, nous sommes
même prêts à accepter quelques tentatives de coupe
désespérées. Et quel constructeur automobile prestigieux pourrait se permettre d’ignorer la valeur ajoutée du toucher, du tactile en termes de marketing? Ce
principe vaut aussi pour les pommades médicinales.
Outre leur éventuelle utilité thérapeutique, certaines ont une aura particulière propre: la pommade
cicatrisante, la sombre pommade vésicante, la «pommade blanche», sans principe actif. De même qu’autrefois la pommade «grise» au mercure contre la syphilis ou «l’onguent armaire», qui contenait des ingrédients prélevés sur des cadavres et était censé guérir
les plaies graves. On ne s’étonne donc guère de trouver sur Internet une étrange «pommade noire», prétendument capable de diagnostiquer le cancer et d’extraire les cellules cancéreuses de la peau. Quant au
fameux «onguent de marmotte», qui contient de la
graisse de marmottes fraîchement abattues à la chasse
suisse, il mériterait un «Et encore...». Les ateliers pour
préparer soi-même ses pommades (curatives) sont
d’ores et déjà très populaires, que ce soit aux fêtes
d’anniversaire enfantines ou dans les musées.
Je suis récemment passé devant le panneau d’affichage d’une église, où l’on annonçait l’onction des
malades. J’avoue ne pas être expert en liturgie. Selon
Wikipedia, l’onction des malades, souvent appelée
extrême-onction par abus de langage, est un sacrement destiné à rendre force et courage aux personnes
gravement malades ou en danger de mort, qui s’appuie entre autres sur l’épître de Jacques dans le Nouveau Testament. Elle a elle aussi des composants sensuels, puisqu’en règle générale le front et la paume des
mains sont oints avec l’huile des malades (de l’huile
d’olive bénite).
Chaque forme galénique et d’administration
des médicaments a un caractère, une sensualité, une
symbolique et une valeur propres: l’injection invasive (shot, en anglais), la pilule pratique, la pommade
perceptible.
Les pommades peuvent être un bienfait pour le
corps et l’esprit – même si elles ne permettent pas de
s’envoler ensuite sur un balai.
Eberhard Wolff *
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
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La dernière page du BMS est gérée indépendamment de la rédaction.
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 44
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